néoconservateur France

Blog néoconservateur, soutien de la politique de George W. Bush et au Parti Républicain des Etats-Unis

02 juillet 2008

Nucléaire iranien : frappes d'ici fin 2008

iranflagzp8Pas un jour ou presque sans que quelqu'un vienne nous annoncer une frappe israélienne contre le nucléaire iranien d'ici fin 2008. Aujourd'hui mercredi 2 juillet, les médias citent abondamment de nouvelles sources du Pentagone - le ministre américain de la Défense. Sources selon lesquelles, il y a une forte probabilité qu'Israël lance une attaque essentiellement aérienne contre le nucléaire iranien d'ici fin 2008.

Un haut responsable du Pentagone a déclaré à la chaîne de télévision américaine ABC News que les services de sécurité américains seraient préoccupés par les conséquences qu'une opération israélienne contre l'Iran pourrait avoir à l'échelle mondiale, tant sur le plan économique que militaire. Le même haut responsable du Pentagone a cependant évoqué deux lignes rouges qu'Israël ne peut pas laisser l'Iran franchir.

La première ligne rouge, concerne la poursuite de l'enrichissement d'uranium du réacteur iranien de Natanz ou la livraison à ce réacteur d'une quantité d'uranium enrichi suffisante pour mettre bientôt au point une première bombe atomique.

La deuxième ligne rouge concerne l'acquisition par l'Iran du système aérien de défense russe S-300 (SA-20 selon l'appellation américaine) système dont l'installation compromettrait l'efficacité et la précision chirurgicale d'une frappe de l'armée de l'air israélienne. L'acquisition de missiles russes sol-air S-300 à grand rayon d'action peut effectivement pousser Israël à frapper avant que ces missiles soient mis en service.

Le message de haut responsable du Pentagone qui souligne l'inquiétude américaine tout en expliquant la motivation israélienne est un message à décoder. En clair, les USA sont conscients des inconvénients qu'occasionnerait une frappe israélienne. Mais ils comprennent que des livraisons d'uranium enrichi et de missiles S-300 à l'Iran puissent provoquer une frappe préventive de la part d'Israël. Le message s'adresse d'une part aux fournisseurs nucléaires et militaires et à leurs intermédiaires et d'autre part au monde entier.

Selon d'autres sources du Pentagone, reprises dans les médias, Israël a l'intention d'agir avant le départ de George W. Bush de la Maison Blanche. Pourquoi ? Parce que son successeur pourrait se montrer moins favorable à une intervention de ce type et s'en tenir à une approche diplomatique qui permettrait au président Mahmoud Ahmadinejad de continuer à gagner tu temps. C'est encore un message à décoder. Il s'adresse aux partisans de la voie diplomatique qui échoue depuis des années : si divers pays prenaient rapidement des initiatives plus vigoureuses en matière de sanctions l'on pourrait peut-être éviter l'option militaire.

Le Général iranien Mohammad Ali Jafari - Chef des Gardiens de la révolution - a quant à lui encore réitéré ses menaces déclarant que "l'entité sioniste" se trouve à portée des missiles iraniens et que le régime israélien n'est déjà plus en mesure d'affronter "la force et l'habilité des combattants d'Allah". Au-delà de l'aspect clownesque et hallucinogène, les menaces de Jafari sont à prendre très au sérieux. Le mec délire, mais il y croit et il est capable de tout, comme d'ailleurs son Guide suprême apocalyptique et son président génocidaire. Le retour imminent d'un imam présumé exige la fin d'Israël. Point final.

Pris au dépourvu par les fuites du Pentagone le porte-parole de la Maison Blanche, Tom Casey, a déclaré : "Je ne dispose d'aucune information confirmant ces dire. (...) Le nombre de sources anonymes prétendant être au fait des intentions des hommes politiques d'autres pays - israéliens ou autres - laisse rêveur. (...) Il va falloir que je ce type d'experts des forces armées israéliennes, de l'Iran et des questions nucléaires.

Côté Moscou, les autorités russes ont à plusieurs reprises allégué qu'elles n'envisageaient pas de livrer à Téhéran des S-300, capables de neutraliser des missiles balistiques, des hélicoptères, des avions de combat et également d'atteindre des cibles terrestres et maritimes. Les allégations russes sur cette question sont à prendre avec des pincettes. La Russie autocratiques à tout intérêt à augmenter le coût pour les USA et pour Israël d'une opération contre l'Iran.

Mais la Russie autocratique ne souhaite pas pour autant que l'Iran des mollah intégristes devienne une puissance régionale trop importante. Vendre du matériel exorbitant à l'Iran et laisser les USA et/ou Israël mettre en pièces ce même matériel permettrait à la Russie d'empocher une somme coquette pour ses S-300 tout en se débarrassant d'un régime théocratique qui commence à inquiéter tout le monde y compris les slaves orthodoxes.

Miguel Garroté

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25 juin 2008

Moyen-Orient : Décryptages

IRAN - L'Iran "dénonce" ce mardi 24 juin les nouvelles sanctions décidées par l'Union Européenne pour tenter de contrer les activités iraniennes d'enrichissement d'uranium à des fins militaires. Mohammad Ali Hosseini - Attaché de presse du ministre iranien des Affaires étrangères - condamne l'approche selon lui "illégale, discriminatoire et contradictoire" de l'Union Européenne. L'Union Européenne a en effect adopté lundi 23 juin des mesures contre la principale banque iranienne - la banque Melli - en gelants ses avoirs et en lui interdisant toute opération dans l'Union Européenne.

En outre, vingt personnalités iraniennes et quinze sociétés iraniennes ont respectivement interdiction de visa pour voyager dans l'Union Européenne et leurs avoirs gelés. Toutes ces sanctions sont bien tardives dans la mesure où l'Iran a déjà retiré 75 milliards de dollars qu'il avait déposés dans des banques européennes pour les placer ailleurs.

Le Chef présumé de la Diplomatie européenne Javier Solan - surnommé champion des causes perdues - avait présenté une offre - une de plus - de la part des pays occidentaux à l'Iran le samedi 14 juin. L'Iran n'y avait pas répondu tout en excluant d'emblée la suspension de son enrichissement d'uranium.

Curieusement, un responsable du Département d'Etat américain, dirigé par Condoleeza Rice, a tout récemment prétendu que les USA envisageaient l'ouverture, non pas d'une ambassade ou d'un consulat, mais d'une section d'intérêts américaine en Iran avec des employés américains qui y disposeraient d'un statut diplomatique. L'Iran et les USA n'ont plus de relations diplomatiques depuis près de trente ans. A propos d'une "section d'intérêts américains en Iran", Condoleeza Rice déclare, ce mardi 24 juin, ne pas vouloir faire de commentaire sur des "délibérations internes" ayant lieu aux USA.

LIBAN - Une dizaine de Libanais ont été tués et une cinquantaine blessés, lors d'affrontements, depuis dimanche 22 juin entre alaouites, sunnites et chiites à Tripoli. Les affrontements se sont poursuivis lundi 23 et mardi 24 juin au lance-roquettes et à l'arme automatique dans les quartiers Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen, toujours à Tripoli. Cette ville, la deuxième du Liban, est à majorité sunnite - majorité favorable à la coalition gouvernementale anti-syrienne - et à minorité alouite et chiite - proche du Hexbollah.

Au Liban, les partis politiques ont une fâcheuse tendance à placer leurs propres intérêts au-dessus des intérêts du pays. Les politiciens libanais font depuis longtemps la preuve de leur inefficacité et la majorité des Libanais les considèrent comme des êtres corrompus et irresponsables.

ISRAEL - L'Amiral américain Michael Mullen seran en Israël à la fin de la cette semaine pour s'entretenir avec le Général Gabi Ashkenazi. Quelques semaines après cette rencontre, le Général Ashkenazi se rendra aux USA pour une mission de plusieurs jours. De plus, un autre Amiral américain - Gary Roughead - se trouve en Israël. Dans l'hypothèse d'un conflit avec l'Iran, les USA pourraient déployer leur système Aegis le long des côtes israéliennes, fournissant ainsi à Israël un système de défense supplémentaire contre les missiles balistiques iraniens.

ISRAEL / EGYPTE - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert rencontre aujourd'hui, mardi 24 juin, en Egypte le Président Hosni Moubarak pour parler de la trêve dans la bande de Gaza et d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël.

JUDEE SAMARIE - Pendant ce temps se tient à Berlin une conférence internationale - une de plus - pour "le rétablissement de la loi et de l'ordre" en "Cisjordanie" et pour  créer rapidement "un Etat palestinien vivant, en paix avec Israël". Rien que ça. A noter que les termes de cette conférence reconnaissent implicitement que pour l'instant "la loi et l'ordre" n'ont pas été rétablis en "Cisjordanie". A Berlin donc, quarante délégations rejoignent le premier ministre palestinien Salam Fayyad et la Ministre israélienne  des Affaires étrangères Tzipi Livni pour renforcer l'aide financière à la police et à la justice en "Cisjordanie". Participent notamment à cette rencontre Angela Merkel, Condeleeza Rice et Sergueï Lavrov, Chef de la diplomatie Russe ainsi que l'ONU et la Ligue Arabe. Quelques 187 millions de dollars supplémentaires seront déboursés pour "le rétablissement de la loi et de l'ordre" en "Cisjordanie".

ISRAEL / BANDE DE GAZA - Une première violation de la trêve entre Israël et le Hamas s'est produite ce mardi 24 juin : un tir de roquette depuis la bande de Gaza s'est abattu dans le sud d'Israël. Une deuxième roquette s'est abattue aujourd'hui, cette fois sur la ville de Sderot. Elle a frappé de plein fouet une maison, causant de très importants dégâts. Deux personnes commotionnées ont immédiatement été transportés au centre médical le plus proche. Les équipes sur place ont également fait état d'un blessé. La première roquette qui s'était abattue aujourd'hui - près de la ville de Idim - avait également commotionné plusieurs personnes lors de son explosion. Le Hamas célèbre à sa façon toutes les rencontres diplomatiques de ce jour.

Par Miguel Garroté
http://monde-info.blogspot.com/

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Les combats se poursuivent à Tripoli

article_photo_1210592698641_2_0Aux moins 9 personnes ont été tuées et cinquante autres blessés dans des affrontements qui opposent depuis dimanche des groupes sunnites et alaouites dans la ville de Tripoli, au nord du pays. Malgré un cessez-le-feu obtenu dimanche soir, les affrontements on en effet repris ce lundi au lance-roquettes et à l'arme automatique dans les quartiers populaires de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen. "La situation n'est pas calme et les efforts se poursuivent pour stopper la violence", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée libanaise. "Les parités qui avaient conclu un accord dimanche ne le respectent pas et on ne sait pas exactement qui est à l'origine des nouveaux affrontement", a-t-il ajouté.

Tripoli, la deuxième ville du pays, est dominée par des sunnites favorables à la coalition gouvernementale anti-syrienne. Elle compte toutefois une large communauté alaouite, proche du régime du président syrien Bachar al-Assad et du Hezbollah chiite. Après ceux qui ont opposé la semaine dernière des partisans du Hezbollah à des sunnites du Courant du futur de Saad Hariri, à l'est du pays, les combats de Tripoli démontrent encore la fragilité de la situation libanaise. Rappelons que le Liban a connu des semaines de violences jusqu'à l'accord de Doha du 21 mai 2008, qui a permis l'accession du général Michel Souleïmane à la présidence, après une vacance de six mois.

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02 juin 2008

Abbas n'est pas un modéré

Abbas

Nos médias francophones sont toujours aussi oublieux et sélectifs. Pourtant quand cela les arrange ils n'hésitent pas à reprendre telle ou telle information parue dans les médias américains, britanniques et autres. Ainsi par exemple le 25 mai dernier Clifford D. May dans le Washington Times nous révèle que le président de l'autorité palestinienne et chef du Fatah Mahmoud Abbas est furieux des propos du président Bush tenus devant la Knesset, le Parlement israélien, pour les 60 ans d'Israël. Bush y déclarait attendre avec impatience le 120e anniversaire de l'indépendance d'Israël, date à laquelle ce pays vivra en paix avec pour voisin une Palestine indépendante. Cette formule du président américain est evidemment à placer dans le contexte de sa volonté de voir au plus vite la création d'un Etat palestinien pacifique et démocratique aux côtés d'Israël.
E pourtant à propos de la déclaration de Bush devant la Knesset Mahmoud Abbas a raconté aux journalistes : "Le discours de Bush à la Knesset nous profondément irrité (...) Je lui ai demandé franchement, clairement d'une manière tout à fait nette qu'il fasse en sorte que la position américaine soit équilibré". Et Clifford D. May de faire à ce sujet la réflexion suivante : "Désormais, cet équilibre (...) pose un problème : si mon but est de tuer vos deux enfants et que le votre est de protéger leur vie, une position équilibrée, à mi-chemin entre les deux serait d'endosser le meurtre de l'un de vos enfants. Ce genre de position "équilibrée" est la vision partagée avec acharnement par les médias dominants". On ne saurait mieux dire.
Concernant de façon plus large la guerre israélo-arabe, Clifford D. May précise : "les Nations Unies ont adopté une résolution qui a créée Israël et appelé en même temps à la naissance d'un Etat arabe. Les dirigeants juifs l'ont acceptée. Si les dirigeants arabes en avaient fait autant, les Palestiniens célébreraient également les 60 ans de leur Etat ce mois-ci (mai 2008) et il n'y aurait eu ni guerre ni réfugiés".

Miguel Garroté

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20 mai 2008

Le poison antisioniste

NasrallahLe Hezbollah suite à son récent coup de force et surtout à sa victoire va désormais pouvoir imposer plus encore ses propres conditions au Liban. Peut-être le Hezbollah va-t-il aussi se débarrasser de son "allié chrétien" le général Michel Aoun et faire porter le chapeau de son assassinat au chrétiens libanais indépendants, notamment le parti des forces libanaises et son chef Samir Geagea. La télévision du Hezbollah, la chaîne Al-Manar, dérape déjà en inventant de toutes pièces une soi-disant présence d'officiers israéliens dans le secteur de Samir Geagea. Un faux prétexte pour une incursion du Hezbollah dans cette région chrétienne ? Ou un faux prétexte pour semer la discorde chez les chrétiens libanais entre le parti pro-hezbollah du général Michel Aoun et le parti indépendant des forces libanaises de Samir Geagea ? En réalité le Patriarche maronite Mgr Sfeïr et Samir Geagea sont les seuls obstacles chrétiens crédibles face au Hezbollah, ce qui explique la propagande du mouvement terroriste à leur encontre.

Mais le principal enjeu stratégique est ailleurs : avec la nouvelle victoire du Hezbollah, le Liban est devenu une base avancée de l'Iran à la frontière d'Israël. On assiste en fait au Proche et au Moyen Orient à un remake de la période 1960-1990. A l'époque, les insurgés et terroristes de tous poils soutenus par l'URSS participaient au porjet mondial de la révolution communiste contre le "capitalisme" et "l'impérialisme". Depuis les années 1990, les insurgés et terroristes de tous poils participent au projet mondial de la révolution islamique contre la société libre de culture judéo-chrétienne et notamment contre Israël. Dans cette nouvelle guerre mondiale, le leader reste pour l'intant l'Iran. ce pays va prochainement mettre sur orbite une série de satellites de fabrication iranienne, notamment en juillet le satellite Omid. Tout cela vient s'ajouter au programme nucléaire de l'Iran et à sa récente prise de contrôle du Liban par Hezbollah interposé.

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Comme pour aggraver cette situation, en Europe l'antisémistisme nouvelle version consiste à haïr Israël. L'Europe se déclare facilement "anstisioniste" alors que concrètement cela implique l'annihilation pure et simple d'Israël. Et la même Europe est en revanche pétrie de fausse compassion pour les Palestiniens soi-disant victimes des Israéliens alors que les Palestiniens sont avant tout victimes de leurs chefs sanguinaires et maffieux, tant au Hamas qu'au Fatah. Les récentes interviews de chefs palestiniens effectuées par Doc en Stock sont révélatrices à cet égard mais l'Europe feint de ne pas avoir vu et entendu.

Le monde arabe a toujours rejeté et rejette encore Israël quelle que soit sa taille. Je dois avouer que le missile Grad iranien - et non pas la "roquette" comme l'on écrit les médias - je dois avouer que le missile Grad iranien lancé depuis la Bande palestienne de Gaza et qui a atteint le centre commercial de la ville israélienne d'Ashkleton ma sérieusement estomaqué. Car jamais depuis sa création l'Etat d'Israël n'avait été à ce point vulnérable. Et jamais depuis sa création, l'Etat d'Israël n'a été dirigé par un gouvernement à ce point lâche, immoral et corrompu. J'ai beaucoup écrit sur Israël en ce mois de mai à l'occasion de son soixantième anniversaire.

ahmadinejadMais en même temps je n'ai jamais autant craint pour Israël; pris en tenaille : pris en tenaille par la république islamique du Hamastan, alias Bande de Gaza ; par la république iranienne du Hezbollistan, alias Liban ; par les minikosovos maffieux du Fatahland, alias Judée Samarie dit Cisjordanie. Le grand gagnant des soixante d'Israël c'est l'Iran désormais infiltré un peu partout y compris en Irak, au Liban à Gaza et dans les territoires disputés de la Judée Samarie. Enfin, il y a la prostituée, celle qui prend Israël en tenaille de l'intérieur, à savoir une certaine classe politico-médiatique gauchisante et munichoise. Elle est à l'Etat Hébreux ce que Vichy fut à la France.




Miguel Garroté

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18 mai 2008

George W. Bush poursuit son périple au Moyen-Orient

Par Ambre Grayman pour Guysen International News

Le Président américain est depuis samedi en Egypte où il a rencontré les principaux leaders arabes de la région. Ces derniers ne se sont d’ailleurs pas privés de reprocher au locataire de la Maison Blanche d’avoir fait preuve d’un peu trop d’enthousiasme à l’égard d’Israël lors de ses différentes allocutions prononcées à Jérusalem et à Massada.

Après Israël et l’Arabie Saoudite, le chef de la Maison Blanche s'est rendu en Egypte pour participer au Forum économique mondial.

Au terme d’un entretien avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, George Bush a rencontré le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Et c’est main dans la main que les deux hommes ont conclu leur conférence de presse.

George Bush a dit vouloir aider à « définir » un Etat palestinien, car il aurait, selon ses termes, « le cœur brisé de voir le vaste potentiel des Palestiniens véritablement gaspillé ».

Des mots qui n’ont pas touché le cœur du président palestinien, particulièrement refroidi par les vibrants hommages rendus par G.W Bush lors de ses discours prononcés en Israël.

« Nous ne sommes pas intéressés à ce que les Etats-Unis mènent les négociations à notre place. La seule chose que nous demandons c'est qu'ils fassent preuve d'un minimum de neutralité » a indiqué Mahmoud Abbas qui a tenu à rappeler qu'une nouvelle impasse dans les pourparlers risquerait de mener à une nouvelle Intifada.

« Israël n'aura jamais d'interlocuteur aussi aisé que l'actuel leadership palestinien qui pense qu'un compromis historique avec Israël est l'intérêt des Palestiniens », a-t-il affirmé.

Mais décidé à ce qu’Israéliens et Palestiniens signent un accord de paix, George Bush a, semble t-il, fait abstraction des critiques formulées après son passage en Israël.

« Nous devons nous tenir aux côtés du peuple palestinien, qui souffre depuis des décennies et a gagné le droit d'avoir sa propre patrie. Je crois fermement qu'en assumant ses responsabilités et en faisant preuve de courage, nous pouvons parvenir à cet accord de paix cette année ».

Et dans un souci d’impartialité, George Bush a appelé Israël à faire « de lourds sacrifices pour la paix » et à « assouplir les restrictions » imposées aux Palestiniens, faisant ainsi allusion aux barrages routiers en Judée-Samarie, et à cesser les constructions dans cette région.

Le président américain a également évoqué la crise au Liban. Pour lui, ce conflit a permis de voir le vrai visage du Hezbollah, piloté par l’Iran, dont le but n’est pas seulement de s’en prendre à Israël mais à également son propre peuple.

George Bush a donc enjoint le monde arabe à ' « étendre la liberté politique et économique (...) et à rejeter ceux qui gâchent tout, comme les régimes en place en Iran et en Syrie' ».

Il a également demandé aux dirigeants arabes de favoriser des économies de marché plus libres, d'entreprendre des réformes politiques et a prôné la participation plus importante des «femmes et des jeunes'» dans la société.

Autant de déclarations qui interviennent alors que la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, poursuit sa visite dans la région, et en Israël, notamment.

Cette dernière a rencontré Ehoud Barak qui a tenté de lui faire comprendre la gravité des tirs sur le sud d'Israël.
Le ministre israélien de la Défense s’est même essayé à une petite analogie, lui demandant ce qui se passerait si pendant 7 ans, des roquettes étaient lancées sur San Diego en Californie depuis Tijuana au Mexique.

De son côté, las de voir le sud du pays vivre sous une pluie de roquettes quotidienne, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a mis en garde les organisations terroristes lors du conseil des ministres hebdomadaire.

« Il ne serait pas utile d’en aborder les détails dans la presse, mais la situation actuelle ne peut perdurer. Nous sommes très proches d’un tournant décisif pour tout ce qui concerne Gaza » a-t-il déclaré le Premier ministre, avant d’ajouter qu’il espérait qu'un jour « les habitants du Sud pourront vivre dans le calme ».

Un déluge de déclarations qui ont d’ailleurs incité le président américain à revenir au Proche-Orient dans la mesure où cela pouvait contribuer à la promotion du processus de paix.

C'est du moins ce qu'a affirmé son conseiller Steve Hadley, alors que le président américain terminait, à Charm el-Cheikh, sa deuxième tournée de l'année au Proche-Orient.

Posté par Alan K à 21:17 - Moyen-Orient - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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