02 juillet 2008
Otages : Israël donne son feu vert
Par Yoni Sarfati pour Guysen International News
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Après des semaines d'atermoiements et de revirements incessants, le gouvernement israélien s'est finalement prononcé dimanche par une majorité de vingt-deux ministres contre trois, pour l'accord prévoyant un échange du Hezbollah contre la libération des deux soldats israéliens Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev.
Les deux soldats avaient été capturés par le groupe terroriste chiite peu avant le déclenchement de la deuxième guerre du Liban en juillet 2006.
L'Etat-major de l'armée s'était d'ailleurs fixé comme objectif, durant la guerre, de parvenir à la libération des deux soldats. Les efforts entrepris s'étaient soldés par des échecs.
En outre, alors que la communauté internationale pressait les belligérants de cesser les hostilités, Israël exigeait en échange d'un cessez-le-feu, une libération immédiate des deux soldats.
Cette requête aboutit à la résolution 1701 du conseil de sécurité de l'ONU qui, outre la création d'une zone tampon entre Israël et le Hezbollah demandait la libération d'Ehoud Goldwasser et d'Eldad Reguev.
Si la première partie de la résolution s'est traduite en acte avec la mise des soldats de la Finul à la frontière israélo-libanaise, la libération des deux soldats n'a pas eu lieu.
C'est pour cela que comme en 2004, Israël a fait appel à un médiateur allemand chargé de négocier entre les deux parties les conditions d'un accord.
Alors que l'affaire semblait sur le point d'aboutir, une nouvelle exigence du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah réclamant la libération de Samir Kountar, a mis le premier ministre israélien Ehoud Olmert ce week-end devant un cas de conscience des plus difficiles à trancher. Permettre ou non la libération de cet pour la restitution très vraisemblable de deux corps sans vie ?
Samir Kountar est responsable de l'effroyable tuerie de Nahariya en 1979 où il avait kidnappé un père et sa petite fille de quatre ans.
Certains responsables israéliens fermement opposés à la libération de Kountar n'ont pas manqué de rappeler que cet assassin avait tiré une balle dans la tête sur la plage au père avant de fracasser la tête de la petite fille sur les rochers à l'aide de la crosse de son fusil.
Les membres de la famille Heren dont les proches ont été assassinés par Kountar, ont déclaré que "le terrorisme avait gagné" et qu'au-delà du sentiment très dur de voir Kountar accueilli en héros au Liban "nous avons la sensation que celui qui dirige aujourd'hui l'Etat d'Israël n'est autre que Hassan Nasrallah". Ils ont néanmoins affirmé ne pas "détenir le monopole de la souffrance" comme pour adresser un signe de compréhension à ce que ressentent depuis deux ans les familles des deux soldats otages.
Par ailleurs, la presse israélienne de ce matin a fait écho d'une déclaration des services secrets qui ont assuré que les deux soldats étaient morts. Une déclaration jugée fiable par les acteurs de cette affaire. Reste les procédures à mettre en place avant l'échange des prisonneirs qui devrait avoir lieu à Rosh Anikra à la frontière nord.
Dans les trois prochains jours Ofer Dekel, chargé par Ehoud Olmert du dossier des otages, devrait se rendre en Allemagne où il rencontrera le médiateur allemand Konrad Gerhard, pour parapher l'accord entériné hier par le gouvernement.
De plus, dans une semaine, le mouvement chiite devra fournir à Israël un rapport détaillé sur ses efforts entrepris recueillir des informations fiables concernant le sort du navigateur Ron Arad disparu depuis 1986 au Liban.
L'Etat juif a fait savoir que si le rapport n'était pas satisfaisant cela constituerait une violation essentielle de l'accord entre les parties.
Ensuite, dans une quinzaine de jours devrait se dérouler l'échange de prisonniers où Israël livrera au Hezbollah Samir Kountar, quatre otages et des dizaines de corps libanais dont huit terroristes du mouvement, en échange d'Ehoud Goldwasser et d'Eldad Reguev.
Le transfert ne devrait avoir lieu uniquement qu'après le processus d'identification des soldats israéliens.
Après l'authentification, le président de l'Etat Shimon Peres devrait signer l'amnistie qui permettra la libération de Kountar.
Enfin, dans un mois Israël devrait procéder à la libération d'une quantité restreinte de détenus palestiniens. La liste de ces prisonniers sera établie par Israël.
30 juin 2008
Protégez-moi de mes amis ...
Par Marc Haviv pour Guysen International News
Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset était tant attendu.
C'est vrai qu'il parle bien, qu'il séduit. C'est vrai que j'ai un immense plaisir à l'écouter, que son charisme réside surtout dans ses paroles.
C'est vrai qu'il est très certainement sincère, et ne nous gâchons pas ce plaisir de voir une France parler un tel discours.
Il est tellement rassurant qu'il a infléchi à lui seul la courbe de l'Alya des Juifs de France, en mettant les saletés sous le canapé, en balayant d'un tour de langue l'antésimitisme renaissant.
Tout est de savoir à quel moment les saletés ressortiront.
Quel coup de vent fera tout sortir d'un coup ?
Une opération à Gaza et des images "insoutenables" style Al Dura ?
Une intervention en Iran et une lame de fond islamiste sans précédent ?
Le prochain attentat d'Al Qaïda suivi de l'accusation d'Israël comme le seul responsable des maux du monde ?
De toutes les façons, cela ne nous regarde que très peu, ici en Israël. Chacun a fait son choix et à chacun, finalement de l'assumer.
C'est que nous faisons en venant vivre en Terre Sainte.
Et peut-être qu'à moment donné, on s'est baissé sous le canapé, et on a vu les saletés ...
Je le répète. J'aime Sarkozy, tant qu'il ne me dérange pas. Mais voilà, hier son tour de langue m'a déplu. Bien évidemment, lorsqu'il a parlé des "Colons" et de Jérusalem comme capitale des deux peuples.
Si l'affaire Al Dura a mis huit années pour se voir enfin reconnue comme fausse, cela fait 60 ans que la mascarade palestienne et son appartenance à Jérusalem continue.
Plus le mensonge est éhontée, et plus il passe.
Je ne souhaite même pas discuter de la légitimité du peuple palestinien et de ses droits.
Je parle tout d'abord de Jérusalem et je salue déjà la première phrase politique du nouveau grand Rabbin de France à peine élu. Répondant à un journaliste, il aurait dit, "Jérusalem est la capitale unifiée et indivisible du peuple Juif".
Tant que M. Sarkozy vient prêcher la bonne parole et essayer de nous aider, je dis oui. Qu'il soit pour un Etat palestinien, c'est politiquement correct. Mais moi, je ne vais pas demander si Paris doit rester la capitale de la France, ou si on devrait penser à Lyon comme alternative.
Quarante huit heures ne suffisent pas à comprendre le problème de la région et surtout ce qui l'anime.
1500 ans de domination musulmane, et personne n'avait jamais songé à élire Jérusalem comme capitale.
De 1948 à 1967, Jérusalem "Est" était sous domination jordanienne, et le peupe "millénaire" palestinien n'a même pas eu l'idée d'en faire sa capitale. L'OLP dès 1964 n'a pensé qu'à attaquer les juifs dans leurs territoires d'alors.
Jérusalemn. Laissez-moi sourire, rire.
Citée 669 fois dans la bible, et pas une seule fois mentionnée dans le coran. La montée de Mohamad sur jument blanche depuis Jerusalem n'est qu'une hypothèse d'historiens.
La Mosquée El AQsa, sur le Mont du Temple. Savez-vous dans quelle direction les fidèles prient-ils ? Vers la Mecque.
Pendant 1600 ans, la Terre d'Israël était dune et poussière, jusqu'il y a encore à peine 100 ans. Lisez les témoignages de Marc Twain et de Chateaubriand.
La Promesse qui est faite est biblique. Pendant que nous serons en "Galout", la terre sera en désolation ; nous sommes revenus et tout refleurit.
Les Palestiniens n'ont pas su garder les serres du Gouch Katif.
Merveille parmi les merveilles, miracle parmi les miracles. Je les ai vues ces tomates pousser dans le sable.
Nous sommes partis, le sable est redevenu sable. La bénédiction de Jacob ne marche que sur Jacob.
Et si quelqu'un connaît bien M. Sarkozy que je persiste à respecter, car il a redonné sa fierté à la France, travaill pour qu'elle retrouve sa place parmi les grandes nations ... merci de lui transmettre mon plaidoyer pour Jérusalem, il n'a pas pris la moindre ride.
Et il comprendra certainement mieux ... comment réfléchissait son Grand Père.
29 mai 2008
Les mythes fondateurs
Par Albert Bellaïche pour Guysen International News
Maintenant que les lampions se sont éteints, que la rue a retrouvé son calme et que les personnalités locales et les hôtes étrangers ont regagné leurs chaumières, que reste t-il de ce soixantième anniversaire ? Sinon que la ferveur populaire s'est transformée en liesse, que la crainte a remplacé l'espoir et que la guerre est toujours aux portes de l'Etat !
Sinon que les trois soldats israéliens sont toujours captifs et que les kassams continuent de pleuvoir sur le sud du pays ?
Que reste t-il de ce soixantième anniversaire ?
Sinon que l'homme de la rue est convaincu que la paix est plus aléatoire que jamais, que l'Etat Hébreu démocratique qui est en plein développement économqie, se trouve en turbulence politique et se situe dans l'alternative déséquilibrée entre le désir de paix et la volonté d'en finir par la force avec le terrorisme qui fulmine à ses portes.
Que reste t-il en effet de cet anniversaire, sinon que la fête est finie et que la violence recommence ou plutôt continue ...
Et que peu d'importance soit accordée à cette question dans les alternatives internationales préoccupées par la hausse incontrôlée du prix du pétrole et des prochaines élections américaines ...
Pourtant les mythes fondateurs stimulateurs des thèmes fondateurs qui ont donné aux bâtisseurs et aux pionniers israéliens la hargne de la réussite, sont aujourd'hui battus en brèche parce que Israël, le seul Etat du monde qui soit menacé dans son existence, le seul à concentrer sur lui autant de haine et de fantasme, n'a pas réussi, en soixante ans d'existence, des percées diplomatiques spectaculaires chez les arabes, hormis la paix avec l'Egypte et la Jordanie.
Parce que sans doute il a et a eu affaire à des hommes fanatisés et armés pour la guerre contre un pays dont ils ne veulent à aucun prix reconnaître l'existence.
Parce qu'aussi, en raison de la mise en avant de fallacieuses données religieuses, ces mêmes Arabes affirment qu'Israël n'appartient pas à Israël, que les Juifs n'ont aucun droit sur cette terre et que la Shoah n'a jamais été que le prétexte des prétexte pour justifier la création de cet Etat.
Et aussi et enfin que cette terre ait été habitée - nous dirions occupée - pendant des siècles par des populations arabes, qui en réalité, ont été conquérantes et occupantes.
Poutant combien de personnalités politiques, intellectuelles ou artistiques ont-elles oeuvré pour une perspective de paix et de justice entre ces deux peuples ?
Pourtant combien de tentatives et d'essais dans ce sens ont-ils échoué, parfois aux portes de la réussite ?
Et, comme l'a indiqué récemment sur les antennes de France 2, Claude Allègre, ancien Ministre de l'Eduction nationale française, en parlant du grand projet de l'Union Méditerranéenne préconisé par le Président Nicolas Sarkozy, "les arabes devraient reconnaître l'existence de l'Etat Hébreu."
Tout ceci paraît vain et impossible tant que ces Etats marginaux qui se disent pourtant faisant partie de la Communauté des Nations, arment et soutiennent le terrorisme islamiste qui s'oppose à toute paix possible au Proche Orient.
En vérité, il reviendrait à la Communauté internationale de prendre ses responsabilités et d'imposer la Paix entre l'Etat Hébreu et ses voisins arabes, musulmans voire islamistes.
Elle en a les pouvoirs si seulement elle en avait le désir.
Car les moyens de pressions existent, encore faut-il les utiliser judicieusement.
Et Israël ce pays démocratique, en plein développement économique, industriel et technologique participerait comme il le souhaite au développement durable, à l'épanouissement permanent et à une franche collaboration avec ses voisins qui bénéficieraient de son expérience et de sa réussité dans de multiples domaines.
Les "mythes fondateurs" se traduiraient alors par des thèmes positifs et pacifiques pour les piliers de la paix dans cette région.
En période d'accalmie relative et de "discussions" secrètes israélo-syriennes sous l'égide de la Turquie, l'espoir est-il encore permis ?
