néoconservateur France

Blog néoconservateur, soutien de la politique de George W. Bush et au Parti Républicain des Etats-Unis

12 juillet 2008

Les Verts ajoutent l'alimentation à leurs cibles

Par Dennis T. Avery pour l'Institut Turgot
http://www.turgot.org/sites/turgot/article/article.php/article/ecologie_alimentation

Au Royaume-Uni, le gazole coûte l’équivalent de  3 dollars le litre, en raison de taxes exorbitantes, la production de biocarburants a fait doubler les prix des fruits et légumes en quelques mois, et 40% des centrales de production d’électricité vont fermer au cours des six années qui viennent. En supplément, les alarmistes verts qui ne cessent de mettre en garde contre le « réchauffement global » alors que le climat est en train d’entrer dans une période de refroidissement demandent une réduction drastique de l’usage de pesticides dans toute l’Union Européenne. Cela devrait réduire considérablement la production agricole, et pourrait entraîner des pénuries en certains domaines.

Quel futur, en ces conditions, nous préparent les environnementalistes ? 

C’est au nom d’une directive de l’Union Européenne que 17 centrales britanniques vont fermer bientôt : elles sont censées produire trop de CO2 et contribuer au « réchauffement ». Et qu’importe si, contredisant les modèles informatiques, les températures moyennes réelles ont baissé partout sur terre depuis seize mois.

Jusqu’à présent, l’Union européenne avait réglementé l’usage des pesticides en considérant que l’importance de leur contribution à la production alimentaire  l’emportait sur les risques très faibles impliqués par leur usage. Désormais, le recours autorisé aux pesticides sera drastiquement limité sur la seule base de risques purement théoriques énoncés par les alarmistes.

Le Pesticide Safety Directorate britannique dit que la pratique de l’agriculture va devenir impossible dans de nombreuses contrées d’Europe. Les coûts de production, là où l’agriculture restera possible, vont s’élever,et les récoltes chuter.  S’agit-il là d’une façon hypocrite de contrôler l’expansion démographique par la famine ?

Les pesticides se sont ils révélés meurtriers pour les citoyens de l’Union Européenne ? Non : en fait les Européens ont une espérance de vie plus longue que jamais, et qui devrait encore gagner 5 années d’ici 2050, à moins, bien sûr, qu’ils ne soient condamnés à mourir de faim.

Est ce que tous les oiseaux et les papillons d’Europe sont morts en raison de l’usage de pesticides ? Non encore. En fait, les biologistes notent un accroissement de la biodiversité en Europe : les végétaux, les papillons, les oiseaux, les poissons, les mammifères tirent tous avantage du climat tempéré « interglaciaire » dont nous avons bénéficié depuis la dernière période froide. Les températures se sont élevées de seulement 0,2 degrés entre 1940 et 1998, et elles ont reculé au cours des derniers mois de 0,5 degrés.

Pourquoi alors interdire les insecticides qui nous permettent de contrôler la prolifération des parasites qui s’attaquent aux plantes, des termites et des cafards ? Pourquoi interdire les fongicides qui font reculer les moisissures qui détériorent de nombreuses récoltes en région pluvieuse ? Pourquoi s’en prendre aux herbicides qui limitent la croissance des mauvaises herbes qui viennent parasiter les récoltes ?
Les agriculteurs « biologiques » disent qu’ils peuvent nourrir la planète, mais un comité gouvernemental danois rassemblant les plus grands experts du pays a conclu en 1999 qu’une obligation de se limiter à l’agriculture biologique diviserait les récoltes planétaires par deux. De nombreux experts sont parvenus aux mêmes conclusions. Une étude de l’université du Michigan publiée en 2007 a dit l’inverse, mais elle a été menée par un géologue sans aucune expérience de l’agriculture.
L’humanité a bénéficié, ces dernières années, du climat le plus confortable de l’histoire de la planète. Le réchauffement que nous avons connu pourrait, au rythme constaté jusqu’à ces derniers mois, durer encore plusieurs siècles encore sans que le réchauffement éventuel dépasse 1 degré centigrade. La seule hausse massive de températures envisagée se trouve dans des modèles informatiques sans relation à la réalité.
La production agricole s’est considérablement accrue ces dernières décennies, en dépit des avertissement des verts disant que les technologies utilisées étaient dangereuses et sans avenir . Bill Gates envisage maintenant de prolonger la révolution verte de Norman Borlaug aux fins de nourrir l’Afrique. La baisse de la natalité dans le tiers monde  laisse penser que la population de la planète va plafonner en 2040. Devrait suivre  une baisse du nombre d’habitants sur terre, et une dissémination de la prospérité sur la planète grâce au commerce et ax innovations technologiques.

La vie est elle trop agréable ? Est ce pour cette raison que certains veulent la rendre plus pénible ?

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Dennis T. Avery est chercheur au Hudson Institute et dirige le Center for Global Food Issues.

Posté par Alan K à 11:02 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 juillet 2008

"Empreinte carbone"

Par Steve Boler, Institut Turgot

http://www.turgot.org

On ne cesse de répéter que nous devons réduire notre « empreinte carbone ». On nous dit que le CO2 est un polluant, et que les Américains en rejettent chaque année 20 tonnes par personne dans l’atmosphère. Cela semble abominable et évoque des images de suie et de fumée empuantissant l’air qu’on respire.
L’affiche d’un film écologique récent montre l’empreinte d’une chaussure boueuse sur un sol impeccable : l’image est censée symboliser notre « empreinte carbone » sur la planète. Or le CO2 n’est ni noir, ni sale, ni boueux. Il n’est pas même visible, et nul ne peut en sentir l’odeur. Parce qu’en respirant, nous rejetons du CO2, une salle de conférence bondée peut contenir au bout d’une heure davantage de CO2 que l’atmosphère extérieure d’une grande ville du monde développé.
Si le CO2 n’est en aucun cas un poison pour les humains ou les animaux, il est indispensable à la vie des végétaux. Diviser par deux la teneur en CO2 de l’atmosphère terrestre ferait disparaître toutes les plantes et tous les arbres sur terre. Si la teneur en CO2 de l’atmosphère s’accroît, les récoltes s’accroîtront aussi : de nombreux agriculteurs ajoutent du CO2 à l’air intérieur des serres aux fins d’accélérer la croissance des fruits et des légumes. On nous répète néanmoins que le CO2 pollue. Et on ajoute que le CO2 est l’une des causes majeures d’un réchauffement global. On nous dit que nous devons prendre conscience que nous sommes face à un péril majeur et que nous devons réduire nos émissions de CO2. De nombreuses données scientifiques montrent que le CO2 n’a aucun effet sur le réchauffement de la planète, si tant est que celui-ci ait lieu.
En dépit de l’accroissement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère ces dernières années, la Nasa et le Giec ont, en fait, récemment admis que la terre était entrée dans une phase de refroidissement naturel qui devrait durer plusieurs décennies. Si, malgré tout, votre « empreinte carbone » vous préoccupe, lisez ce qui suit :

Quelle est la dimension de votre « empreinte carbone » par rapport à l’atmosphère ? Prenez un mètre ruban et sortez dans la rue. Marchez à grandes enjambées en faisant des pas d’un mètre de long. Tandis que vous marchez, livrez vous à quelques calculs. Quelle est la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère ? Les estimations actuelles se situent à 350 et 380 parts par millions. Pour simplifier les choses, nous arrondirons le chiffre à 400 parts par millions. Réduisons le chiffre en utilisant les règles mathématiques, et nous arriverons à 4 parts pour 10.000. Une fois que vous aurez fait 10.000 pas, arrêtez-vous. Vous venez de parcourir 10.000 mètres.
A un rythme de marche moyen, cela vous aura pris deux heures. Avant de rebrousser chemin, rappelez-vous que la quantité de CO2 dans l’atmosphère est de 4 parts pour 10.000. Faites alors quatre pas d’un mètre en direction de votre point de départ. Ces quatre pas sont, par rapport à la distance que vous venez de parcourir, l’équivalent de la quantité de CO2 dans l’atmosphère par rapport à celle-ci en sa globalité.
Les théoriciens du réchauffement global disent que la  quasi totalité du CO2 rejeté dans l’atmosphère depuis la révolution industrielle est d’origine humaine. C’est fort loin d’être certain, et nombre de scientifiques affirment que l’homme est responsable de seulement 15% de ces rejets, mais pour notre démonstration, nous accepterons le discours des théoriciens du réchauffement global, et nous dirons que tout le CO2 supplémentaire a été effectivement rejeté par l’homme.
Un seul pas sur les 10.000 effectués représente « l’empreinte carbone » de l’humanité entière entre 1880 et 2008. Selon les scientifiques, qui s’accordent sur ce point, l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère pour l’année 2007 a été de 2,4 parts par millions. 
Supposons à nouveau que le tout est d’origine humaine, et arrondissons le chiffre à 2,5. Par rapport à la marche que vous venez d’accomplir, cela représente deux centimètres et demi. Selon divers scientifiques, le peuple américain est responsable de vingt pour cent des rejets totaux de CO2 dans l’atmosphère.
Regardez votre mètre ruban : ces vingt pour cent représentent 5 millimètres. Et souvenez-vous que les 10.000 mètres que vous avez parcourir représentent l’atmosphère entière.
Si vous voulez calculer l’empreinte carbone d’un citoyen Américain, c’est très simple : divisez 5 millimètres par 300 millions.

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Steve Boler est chercheur scientifique et essayiste pour le magazine The American Thinker.

Posté par Alan K à 09:45 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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