07 août 2008
Pourquoi il faut voter et faire voter pour Mc Cain
Pourquoi il faut voter et faire voter pour Mc Cain
John Mc Cain est un homme dont le passé a permis aux Américains de reconnaitre une certaine gratitude, un certain respect et une admiration pour ses héros militaires blessés par les meurtrissures morales de la Guerre du Vietnam, alors que dans les années 70, tout soldat qui s'était battu pour l'honneur de son pays était presque considéré comme un criminel de guerre.
Parmi les hommes qui avaient fait la guerre au Vietnam, 58000 y avaient perdu la vie, 270 000 furent blessés et 21 000 revinrent handicapés. 5000 perdirent un ou plusieurs membres.
Pendant ce temps, parmi les 27 millions d'hommes en âge de faire leur service militaire et d'être envoyés sur le front, 16 millions, soit 60% trouvèrent des moyens de se faire exemptés ou réformés. On peut comprendre l'amertume de ceux qui eurent à souffrir sur le plan moral comme sur le plan physique de cette guerre.
John Mc Cain eut toute sa vie à suivre l'exemple de son père et de son grand-père, qui étaient tous deux amirals et qui avaient été bardés de médailles et d'honneurs. Après son passage par l'école navale d'Arlington, il eut plusieurs fois la vie sauve, malgré des accidents. Ainsi, en Aout 1958, à l'école d'aviation de Pensacola, alors qu'il effectuait des tentatives d'atterrissage de son avion, son moteur eut des ratés, et son avion plongea dans la baire de Corpus Christi. Il arriva cependant à remonter à la surface, à s'accrocher à l'épave et à être récupéré par des sauveteurs sain et sauf.
Par la suite, le 29 juillet 1967, alors qu'il était l'un des pilotes du porte-avion Forrestal, un missile fut tiré par erreur, sur son avion skyhawk, touchant l'un de ses réservoirs, et il eut juste le temps de sauter de son avion avant que celui-ci prenne feu ainsi que la cargaison de bombes qu'il transportait. Il réussit néanmoins à échapper aux flammes, alors que les autres avions sur le pont prenaient feu. Ce jour-là, 134 hommes furent tués ou portés disparus, une des plus grandes catastrophes de l'armée américaine depuis la seconde guerre mondiale.
Mc Cain réussit pourtant à reprendre les airs sur un autre navire, l'Oriskany, quelques semaines plus tard. Le 26 Octobre 1967, alors qu'il effectuait un vol au-dessus d'Hanoi, Mc Cain fut touché par un missile SAM sur son aile droite. Il fut obligé de plonger dans les eaux d'un petit lac au centre d'Hanoi, et de s'éjecter de son avion. Il perdit connaissance et fut récupéré par une foule de vietnamiens en colère.
C'est alors que commença cinq années et demi de captivité dans d'atroces conditions de survie. L'officier qui le gardait prisionnier, surnommé "le chat", permit, à des fins de propagande, qu'un journaliste français, François Chalais, accompagnant la croix rouge, le filme, révélant ainsi au monde entier le calvaire qu'i avait à subir, dans la prison de Hoa Lo, le pénitencier d'Hanoi.
A la fin de la guerre du Vietnam, le 14 mars 1973, il fut libéré avec les autres prisonniers de guerre, claudicant à l'aide de béquilles. Il fut accueilli comme un héros par le Président Nixon et par la presse américaine. Ainsi, il fit la courverture du New York Times, à sa descente d'avion sur le sol américain. Il écrivit ensuite, en mai 1973, un article retentissant de treize pages sur sa captivité dans le journal US News and World Report: "Comment les Prisonniers de Guerre résistèrent", avec comme sous-titre: "Trois générations d'une famille de marins célébres."
Par la suite, il devint attaché militaire chargé des relations publiques de la Marine auprès du Congrès américain, ce qui lui donna le goût de la politique. Puis, en 1982, il tenta sa chance, afin de devenir député, représentant l'état d'Arizona. Il réussit ainsi, dans une campagne effrénée de porte-à-porte, à rendre visite à 20 000 familles, ce qui assura son succès, lui permettant d'être élu. Il se présenta ensuite au poste de Sénateur et fut égalemernt élu.
A ce poste, il se montra une sorte de franc-tireur, indépendant, votant parfois avec les démocrates, des budgets militaires que le Président Clinton voulait faire passer.
Par la suite, lors de la campagne présidentielle de 2000, il tenta sa chance, sans succès, et se rangea sous la bannière de Georges W. Bush. En 2008, alors que les démocrates Obama et Clinton se déchiraient le poste de candidat démocrate, il réussit à s'imposer sans trop de mal comme candidat républicain, pronant un assainissement de l'économie, et une attitude ferme sur les terrains de l'immigration clandestine et de la politique étrangère, tant en Afghanistan, qu'en Irak et que face à l'Iran.
Aujourd'hui, face à un candidat démocrate trés jeune, inexpérimenté, idolâtré, il représente une valeur sûre, rassurante d'un homme capable de prendre des décisions difficiles, alors que la sécurité du monde libre peut être facilement menacée, son livre de chevet étant "Grandeur et Décadence de l'Empire Romain", livre qu'il a pu lire plusieurs fois.
Son élection ne concerne donc pas seulement le peuple américain, mais tout démocrate qui pense que notre civilisation occidentale est menacée et que les théocraties qui la supplanteraient ne seraient pas idéales pour l'ensemble de nos contemporains.
Luc Gaubert.
Source : http://franceforjohnmccain.blogspot.com
17 juillet 2008
McCain prend la parole au Congrès de la NAACP
Le candidat du parti républicain, John McCain a pris la parole mercredi au congrès de la "National Association for the Advancement of Coloried People" (NAACP), l'Association nationale pour l'avancement des gens de couleur.
Le sénateur de l'Arizona a axé son discours aux membres de la plus importante organisation de défense des droits civiques des noirs sur l'enseignement public. Depuis des décennies, a-t-il dit, on vous promet des réformes mais les résultats sont toujours aussi médiocres. S'il est élu président, le sénateur McCain promet de donner aux parents la possibilité de choisir l'école de leurs enfants, de faciliter la titularisation des professeurs et de développer les programmes du gouvernement fédéral, afin de permettre aux enfants issus de familles à faibles revenus de bénéficier de bourses d'études. Le candidat républicain a proposé par ailleurs de consacrer 500 millions de dollars de fonds fédéraux à la création d'écoles sur le web et au financement de l'enseignement "en ligne".
De son côté, le rival de McCain, le sénateur démocrate Barack Obama, a continué à axer son discours sur la sécurité. Il a dit que s'il était commandant en chef des forces américaines, il s'attacherait, en priorité, à faire échec aux nouvelles menaces comme les pandémies, les attaques aux armes biologiques et la criminalité informatique.
Source : http://www.voanews.com
16 juillet 2008
Obama et McCain s'affrontent sur l'Irak
Le sénateur de l'Illinois Barack Obama, candidat aux présidentielles de novembre, a présenté mardi son plan d'action pour les conflits en Irak et en Afghanistan. Un programme immédiatement dénoncé par son rival républicain, le sénateur de l'Arizona John McCain.
Dans un discours à Washington, M. Obama a défini ses objectifs en Irak et en Afghanistan. En Irak, il souhaite un retrait en bon ordre des troupes américaines du pays. Mais des éléments resteront sur place pour continuer la lutte contre al-Qaïda et d'autres adversaires hostiles aux Etats-Unis.
Pour le sénateur de l'Illinois, l'invasion de l'Irak a été une erreur qui a détourné Washington de la lutte sur le principal champ de bataille : l'Afghanistan, source de l'attaque meurtrière contre les Etats-Unis en septembre 2001. M. Obama estime que les forces américaines n'ont pas les ressources nécessaires dans ce pays, à cause de l'engagement de Washington en Irak. Il veut ré-orienter la stratégie antiterroriste de Washinton pour mettre l'accent sur l'Afghanistan. Ses objectifs sur le théâtre afghan : terminer la lutte contre Al-Qaïda, mettre hors d'état de nuire Oussama Ben Laden et son acolyte Ayman Al-Zawahiri, et stabiliser le gouvernement du président Hamid Karsai.
Autres buts recherchés par M. Obama dans sa luttre contre le terrorisme : obtenir la coopération sincère du gouvernement du Pakistan où se cachent les talibans qui opèrent dans les régions frontalières de l'Afghanistan. Et puis assurer la sécurité de tous les matériaux et armes nucléaires pour empêcher qu'ils ne tombent aux mains de terroristes ou d'états voyous sans aucun principe.
La réponse du sénateur de l'Arizona John McCain ne s'est pas fait attendre. Pour lui, M. Obama a préparé un plan pour l'Irak et l'Afghanistan avant même d'avoir visité ces pays, ce qui manque de logique.
La sénateur McCain a déclaré à Alburquerque dans l'Etat du Nouveau Mexique qu'il a lui-même de l'expérience militaire. Il dit savoir comment gagner des guerres. Et il veut appliquer en Afghanistan la stratégie de renforcement des effectifs qui a donné d'excellents résultats en Irak. Stratégie dont il est l'un des inspirateurs.
Le sénateur de l'Arizona a ajouté que le plan de M. Obama qui préconise le retrait des unités américaines de combat d'Irak dans les 16 mois après les élections, équivaut à une reddition pure et simple. M. McCain se dit vigoureusement contre et critique le sénateur de l'Illinois pour son manque d'expérience en politique étrangère.
Source : http://www.voanews.com
21 juin 2008
USA : campagne présidentielle et terrorisme
La sécurité des USA et la sécurité dans le monde ainsi que le terrorisme font l'objet de vives confrontations entre Barack Obama et John McCain. Il y aurait deux façons de de mener la guerre contre le terrorisme : l'une intelligente et l'autre stupide. Nous avons vu sept ans de stupidité de la part de George W. Bush. Voilà le credo - facile et léger - de Susan Rice (à ne pas confondre avec Condi), conseillère en politique étrangère d'Obambi. La Susan en question balance ce credo infantile à la télévision MSNBC. L'ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani riposte en accusant Obambi d'avoir une approche beaucoup plus défensive pour combattre le terrorisme. Voulons-nous être en défense ou à l'offensive contre le terrorisme, telle est la question soulevée par Rudolph Giuliani.
Obambi - toujours aussi flou et imprécis - déclare de son côté que John McCain veut continuer la politique étrangère de Bush-Cheney et que lui, Obambi, veut tourner la page. Tourner la page pour quelle politique, concrètement ? A propos de concret, on retrouve dans l'entourage direct d'Obambi des proches d'Hillary Clinton, telle que la désastreuse Ex-secrétaire d'Etat Madeleine Albright. Fait intéressant, Hillary Clinton affirme à ses proches depuis longtemps que la présidentielle se joue sur le thème de la sécurité. Depuis le début Hillary Clinton met en cause les compétences en matière de sécurité d'Obambi. De son côté un conseiller de McCain - Randy Scheunemann - déclare qu'Obambi a une mentalité du 10 septembre.
Obambi n'a pas l'expérience pour s'occuper de terrorisme ajoute Rudolph Giuliani qui précise : "C'était une erreur terrible de s'en occuper dans les années 1990 comme d'une simple affaire pénale. (...) La réalité c'est que ce pays a été gardé en sécurité ces sept dernières années. Nous pensions tous qu'il y aurait d'autres attentats. Ce n'est pas comme si les terroristes n'avaient pas essayé". Pour ne pas perdre la bataille électorale sur le plan sécuritaire les conseillers d'Obambi vendent l'idée selon laquelle Obambi est prêt à frapper au Pakistan "en cas d'informations fiables" sur la localisation d'Oussama Ben Laden. Le genre de promesse anachronique qui détourne l'opinion de l'essentiel dans l'immédiat, à savoir l'Iran par exemple.
Membres de Think Tanks néoconservateurs et conseiller en politique étrangère de John McCain, Robert Kagan est une des voix les plus autorisées des USA en matière de politique internationale. Robert Kagan - à l'occasion de la parution de son dernier livre en langue espagnole - s'est confié à Francisco de Andres dans un entretien publié Mercredi 18 dans ABC : "Après la Guerre Froide beaucoup ont pensé que l'URSS disparue il n'y aurait plus de combats idéologiques entre grandes puissances. Cette perception s'est avérée fausse et les vieux combats sont de retour".
"La Chine s'est ouverte aux libertés économiques, mais pas politiques. La Russie est passée de l'expérience démocratique à un régime autoritaire. En Asie, les alliances avec les USA sont très salutaires et elles se sont améliorées dans le cas de l'Inde. En Europe, nous sommes passés de l'ère Chirac-Schröder à celle de Sarkozy-Merkel qui sont beaucoup plus proches des USA. Nous assistons plus à un retour des autocraties qu'à un retour des idéologies. La Chine et la Russie sont des modèles de capitalisme autocratique".
"Les grandes force qui définiront le 21ème siècle n'incluent pas l'islam radical. Les grandes forces seront celles qui surgiront de la rivalité entre les démocraties et les autocraties. Le futur Président des USA doit être conscient que le terrorisme international n'est pas l'unique problème. Dans ce sens c'est une erreur de la part des USA de voir en la Chine ou en la Russie de grands alliés dans la lutte contre le terrorisme mondial. Barack Obama a très peu d'expérience en politique extérieure. Il est convaincu que du simple fait de ce qu'il est, lui, Obama, le monde va changer le jour où il sera élu". En effet, Obambi croit ou feint de croire à messianisme temporel. En toute modestie bien sûr. La guerre présidentielle ne fait que commencer.