néoconservateur France

Blog néoconservateur, soutien de la politique de George W. Bush et au Parti Républicain des Etats-Unis

24 juillet 2008

La scandaleuse affaire Auto Plus

autoplusSans aucun esprit corporatiste, quelques mots d'indignation pour dénoncer "l'affaire" Auto Plus.

Les locaux de ce magazine ont fait l'objet d'une perquisition de plus de huit heures, mardi, de la police judiciaire de Versailles. Des ordinateurs et des documents ont été saisis. Le même jour, un journaliste de cette revue spécialisée a été appréhendé chez lui, peu après 6 heures. Il est toujours en garde à vue à l'heure où j'écris ces lignes. Il pourrait être mis en examen.

Cette scandaleuse action, digne de l'époque du père Joseph, l'éminence grise de Richelieu, est l'aboutissement d'une plainte contre X déposée en août 2007 par Renault. Le constructeur automobile n'a pas apprécié la publication, l'année dernière, de photos et d'informations sur un projet de petit véhicule. L'informateur présumé du journaliste, un salarié de Renault, a été mis en examen la semaine dernière.

Que ce dernier soit inquiété, pourquoi pas. L'obligation de réserve et l'esprit d'entreprise sont des notions sans le respect desquelles la bonne marche et les performances d'une société seraient compromises. Mais que Renault lave son linge sale en famille.

Auto Plus et son reporter, eux, ont fait leur travail : enquêter. Si le métier d'informer doit se réduire à la reproduction de communiqués officiels, autant décréter sa suppression et transformer les journalistes en officiers ministériels. Trop souvent, aujourd'hui, on confond communication et information.

La protection des sources des journalistes doit être défendue à tout prix, si l'on veut que la presse remplisse sa vocation, survive. Un projet de loi, en discussion au Parlement, doit la garantir. Sauf exception : "impératif prépondérant d'intérêt public". On cherche, en vain, l'intérêt public dans cette affaire, qui concerne d'ailleurs une entreprise privée. Christine Lagarde, ministre de l'Economie, n'est pas de cet avis. Elle fait fausse route.

Source :http://blog.lefigaro.fr/threard/

Posté par Alan K à 10:48 - Bloc-note d'Yves Thréard - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


04 juillet 2008

Quand Sarkozy néglige l'UMP

00013163Le conseil national de l'UMP se réunit ce samedi, en présence du chef de l'Etat. A l'heure de la présidence française, il sera beaucoup question d'Europe. José Manuel Barroso, le patron de de la commission européenne, est invité au débat. Mais si les interrogations ne manquent pas sur l'avenir de l'Union, elles sont également très nombreuses sur la vie du parti majoritaire.

Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, on cherche en vain le nouveau chef de l'UMP. Celui qui dirige, donne le ton, marque la cadence, entraîne la troupe. Qui ? Qui du vice-président (Raffarin), du secrétaire-général (Devedjan), des secrétaires généraux-adjoints (Bertrand, Kosciusko-Morizet, Estrosi), ou encore des porte-parole tout feu tout flamme (Lefèbvre, Paillé) ? Entre ceux qui relaient la pensée élyséenne, ceux qui jouent leur propre carte et ceux qui regimbent, il est parfois difficile de trouver une ligne claire, nette et précise.

Certes, le train des réformes est rapide. Certes, l'UMP ne veut pas passer pour un parti godillot. Certes, les élus sont obligés de tenir compte des remontrances des électeurs de leur circonscription. Mais la guerre des chefs et des ambitions ajoute à la difficulté d'exister d'un parti présidentiel.

Qui est responsable ? En premier, Nicolas Sarkozy lui-même. Faute d'avoir désigné ou promu un successeur incontesté et incontestable. Pour lui, c'est peut-être plus confortable. On connaît la vieille recette : diviser pour mieux régner.

Omniprésent, omnipotent, omniscient, omniprésident, il entend incarner sa politique. Celle qu'il a longuement mûrie et réfléchie, celle qu'il maîtrise donc mieux que personne, celle pour laquelle il a été largement élu. Conformément à sa conception du pouvoir, il se doit d'être au front. Perce, sous cette attitude, un petit côté "La France, c'est moi". N'a-t-on pas reproché à ses prédécesseurs d'être trop endormis en leur palais ?

Il y a aussi, de sa part, une pointe de négligence. Je gouverne, l'intendance suivra. L'expérience montre que ce n'est jamais le cas. Prétentions et rancoeurs, jalousies et désaccords des uns et des autres sont les ferments de l'indiscipline.

Ce n'est pas grave quand les vents sont stables. Mais, pas gros temps, des paravents, sont toujours nécessaires. Alors, on regrette de n'avoir pas prêté plus d'importance à la fonction de premier ministre et à la bonne marche de son parti ...

http://blog.lefigaro.fr/threard/2008/07

Posté par Alan K à 17:13 - Bloc-note d'Yves Thréard - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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