12 juillet 2008
L'assassin d'un diplomate français invité le 14 juillet à Paris
Par Khaled Asmar, Media arabe
Assassiné en septembre 1981 à Beyrouth, l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre, vient d’être tué une deuxième fois par la direction du journal LE FIGARO, qui a interviewé Assad avant son voyage à paris. Jamais deux sans trois, Louis Delamarre sera humilié une nouvelle fois le 14 juillet. Le "diplomate-martyr" le sera au même titre que des milliers de Français qui gardent le souvenir des leurs, assassinés au Drakkar, en octobre 1983.
En effet, à quelques jours du sommet de l’UPM et du défilé du 14 juillet à Paris, auxquels le président syrien Bachar Al-Assad est convié, nous avons appris que des proches de l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth, Louis Delamarre, assassiné par ou sur ordre du régime du Baas, ont été censurés par « Le Figaro ». Ils avaient signé une tribune dénonçant le
« deuxième assassinat de leur père et oncle » que constitue l’invitation adressée à Bachar Al-Assad avant que celui-ci ou son pays ne se soient repentis.
Cette censure, et le refus de la direction politique du « Figaro » de publier l’opinion des Delamarre, hostile à Damas, interviennent au moment où Etienne Mougeotte réalisait depuis la capitale syrienne une longue interview avec le Président Assad (interview réalisée le 7 et publiée le 8 juillet).
Louis Delamarre
Source : http://leblogdrzz.over-blog.com/
aura ainsi été assassiné une deuxième fois, avant que les familles et les des Casques Bleus Français tués au Liban ne soient humiliés collectivement dans deux jours à l’occasion du 14 juillet. Ils font partie de ces Français, de plus en plus nombreux, qui se sentent « déshonorés » par la présence d’Assad au défilé du 14 juillet, pourtant destiné à honorer l’armée française - ou ce qui en reste - et à célébrer la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.L'Amérique et le monde : Après Bush
Pendant les années de la présidence de George Walker Bush, la population américaine a passé le cap des trois cent millions. Soixante dix millions de personnes sur ces trois cent millions ont changé de domicile, soit pour partir vers un nouveau quartier de sprawling à quelques dizaines de miles, soit pour partir beaucoup plus loin vers le Sud et l’Ouest, soit encore, mouvement plus récent, pour retourner vers les centres urbains, et tout cela représente près d’un Américain sur quatre.
Plus de quinze millions de personnes sont venues s’installer, légalement ou illégalement aux Etats-Unis. Parmi elles, il y aura de nouveaux électeurs, les Américains récemment naturalisés, et ceux-ci seront plusieurs millions. La composition démographique, ethnique, culturelle, professionnelle de l’électorat américain a très profondément changé depuis 2000. Elle a changé, même, depuis 2004.
Quarante millions de jeunes de moins de trente ans sont en âge de voter et, pour nombre d’entre eux, ils le feront en novembre 2008, pour la première fois de leur vie.
Aucun autre pays occidental ne change plus vite que les Etats-Unis. En voyageant souvent, du côté d’Orlando, de Mesa dans la périphérie de Phoenix, ou dans celle d’Henderson dans le Nevada, je ne peux que constater qu’en moins d’un an, un nouveau quartier de plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’habitants peut sortir de terre avec ses habitants, ses commerces, ses écoles. Un survol en avion à basse altitude montre les routes qui se tracent et, quelques semaines plus tard seulement, les maisons qui s’édifient. Un quartier peut disparaître aussi, et la crise récente des subprime a laissé des lotissements vacants que viennent occuper des squatters.
Dans un pays qui change vite, il est important de disposer de certitudes qui permettent d’aller de l’avant. « Les Américains », dit Michael Barone, « ont besoin, absolument, d’êtres certains que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, d’où l’impératif de plein emploi ». Sous la présidence Bush, le plein emploi a été, globalement maintenu. Le chômage dans les zones ouvrières ou rurales s’est trouvé, dans l’ensemble, compensé par des départs vers des zones de pénurie de salariés, par la reconversion professionnelle. Cela n’a pas suffit, c’est une évidence.
« Les Américains ont besoin de penser que leur niveau de vie, demain, sera plus élevé qu’aujourd’hui ». Et, là quand bien même la croissance, quelles que soient les circonstances, s’est poursuivie, une érosion s’est produite, du prix de l’essence à la station-service à celui des logements...
Independents
Pendant les années de la présidence de George Walker Bush, la confiance s’est érodée, et ce n’est pas un hasard, par exemple, si le nombre de ceux considérés, politiquement, comme independents, ni proches des Républicains ni proches des Démocrates a aussi fortement augmenté au cours des récents mois, au point que ce sont très vraisemblablement les suffrages des independents qui décideront du résultat final des prochaines élections.
D’autres facteurs ont contribué au malaise ambiant, bien sûr. La haine de la gauche américaine pour Bush s’est accompagnée d’une vague de détestation antiaméricaine très forte à l’étranger : venant si peu de temps après le 11 septembre 2001, cette vague a créé une forme d’anxiété indéfinissable. La tentation de dire que c’était là le résultat de l’ère Bush est devenue toujours plus forte, et avec elle l’idée qu’après Bush, il pourrait en être autrement n’a cessé de grandir…
« On ne peut pas être la première puissance au monde sans susciter animosités et jalousies », ont expliqué des historiens de l’antiaméricanisme tels Paul Hollander, qui a ajouté que la détestation de l’Amérique est la détestation de ce que l’Amérique symbolise, et qu’en ces conditions, il ne suffirait pas de remplacer Bush. Mais Hollander a été assez peu écouté. D’autres ont noté le mélange de fascination et de détestation, d’admiration et de mépris qui caractérise les propos de tant de ceux qui parlent des Etats-Unis, mais le temps n’est pas aux analyses détaillées...
Ce qui est flagrant est que nombre d’Américains sont lassés de l’animosité qu’on porte, de tant de côtés, à leur pays. Ce qui est flagrant est que nombre d’Américains aimeraient en tournant la page des années Bush tourner la page de l’hostilité envers l’Amérique.
Après Bush
En janvier 2009, les Etats-Unis entreront dans l’après Bush, mais il est très loin d’être certain que la page sera tournée. Il y aura un nouveau président. Mais tout laisse penser que les causes de la détestation de l’Amérique seront toujours présentes sur la planète.
Déficit commercial et déficit budgétaire américains seront toujours là. La faiblesse du dollar n’aura pas trouvé remède : tant de facteurs y contribuent où la création de l’euro et la politique de la Banque Centrale Européenne, l’évolution de la Chine et la sous-évaluation du yuan, mais aussi les tensions au Proche-Orient jouent un rôle.
Réformer le système d’assurance maladie et la Social Security s’avèrera inéluctablement plus difficile, bien plus difficile que prévu. Les réponses apportées par les Démocrates, pour l’heure, semblent très insuffisantes, et on peut craindre le jugement de David Brooks sur Obama ne se révèle exact : new words, old recipes. Les réponses de McCain resteraient à confronter à l’épreuve des faits.
L’important, ce sera le dynamisme, et celui-ci n’est pas brisé. L’important, ce sera de renouer le fil estompé, mais pas du tout brisé, lui non plus, de l’idéalisme.
Guy Millière
http://www.turgot.org/sites/turgot/article/article.php/article/amerique_monde
Les Verts ajoutent l'alimentation à leurs cibles
Par Dennis T. Avery pour l'Institut Turgot
http://www.turgot.org/sites/turgot/article/article.php/article/ecologie_alimentation
Au Royaume-Uni, le gazole coûte l’équivalent de 3 dollars le litre, en raison de taxes exorbitantes, la production de biocarburants a fait doubler les prix des fruits et légumes en quelques mois, et 40% des centrales de production d’électricité vont fermer au cours des six années qui viennent. En supplément, les alarmistes verts qui ne cessent de mettre en garde contre le « réchauffement global » alors que le climat est en train d’entrer dans une période de refroidissement demandent une réduction drastique de l’usage de pesticides dans toute l’Union Européenne. Cela devrait réduire considérablement la production agricole, et pourrait entraîner des pénuries en certains domaines.
Quel futur, en ces conditions, nous préparent les environnementalistes ?
C’est au nom d’une directive de l’Union Européenne que 17 centrales britanniques vont fermer bientôt : elles sont censées produire trop de CO2 et contribuer au « réchauffement ». Et qu’importe si, contredisant les modèles informatiques, les températures moyennes réelles ont baissé partout sur terre depuis seize mois.
Jusqu’à présent, l’Union européenne avait réglementé l’usage des pesticides en considérant que l’importance de leur contribution à la production alimentaire l’emportait sur les risques très faibles impliqués par leur usage. Désormais, le recours autorisé aux pesticides sera drastiquement limité sur la seule base de risques purement théoriques énoncés par les alarmistes.
Le Pesticide Safety Directorate britannique dit que la pratique de l’agriculture va devenir impossible dans de nombreuses contrées d’Europe. Les coûts de production, là où l’agriculture restera possible, vont s’élever,et les récoltes chuter. S’agit-il là d’une façon hypocrite de contrôler l’expansion démographique par la famine ?
Les pesticides se sont ils révélés meurtriers pour les citoyens de l’Union Européenne ? Non : en fait les Européens ont une espérance de vie plus longue que jamais, et qui devrait encore gagner 5 années d’ici 2050, à moins, bien sûr, qu’ils ne soient condamnés à mourir de faim.
Est ce que tous les oiseaux et les papillons d’Europe sont morts en raison de l’usage de pesticides ? Non encore. En fait, les biologistes notent un accroissement de la biodiversité en Europe : les végétaux, les papillons, les oiseaux, les poissons, les mammifères tirent tous avantage du climat tempéré « interglaciaire » dont nous avons bénéficié depuis la dernière période froide. Les températures se sont élevées de seulement 0,2 degrés entre 1940 et 1998, et elles ont reculé au cours des derniers mois de 0,5 degrés.
Pourquoi alors interdire les insecticides qui nous permettent de contrôler la prolifération des parasites qui s’attaquent aux plantes, des termites et des cafards ? Pourquoi interdire les fongicides qui font reculer les moisissures qui détériorent de nombreuses récoltes en région pluvieuse ? Pourquoi s’en prendre aux herbicides qui limitent la croissance des mauvaises herbes qui viennent parasiter les récoltes ?
Les agriculteurs « biologiques » disent qu’ils peuvent nourrir la planète, mais un comité gouvernemental danois rassemblant les plus grands experts du pays a conclu en 1999 qu’une obligation de se limiter à l’agriculture biologique diviserait les récoltes planétaires par deux. De nombreux experts sont parvenus aux mêmes conclusions. Une étude de l’université du Michigan publiée en 2007 a dit l’inverse, mais elle a été menée par un géologue sans aucune expérience de l’agriculture.
L’humanité a bénéficié, ces dernières années, du climat le plus confortable de l’histoire de la planète. Le réchauffement que nous avons connu pourrait, au rythme constaté jusqu’à ces derniers mois, durer encore plusieurs siècles encore sans que le réchauffement éventuel dépasse 1 degré centigrade. La seule hausse massive de températures envisagée se trouve dans des modèles informatiques sans relation à la réalité.
La production agricole s’est considérablement accrue ces dernières décennies, en dépit des avertissement des verts disant que les technologies utilisées étaient dangereuses et sans avenir . Bill Gates envisage maintenant de prolonger la révolution verte de Norman Borlaug aux fins de nourrir l’Afrique. La baisse de la natalité dans le tiers monde laisse penser que la population de la planète va plafonner en 2040. Devrait suivre une baisse du nombre d’habitants sur terre, et une dissémination de la prospérité sur la planète grâce au commerce et ax innovations technologiques.
La vie est elle trop agréable ? Est ce pour cette raison que certains veulent la rendre plus pénible ?
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Dennis T. Avery est chercheur au Hudson Institute et dirige le Center for Global Food Issues.
