néoconservateur France

Blog néoconservateur, soutien de la politique de George W. Bush et au Parti Républicain des Etats-Unis

05 juillet 2008

Pourquoi l'Europe doit changer de cap

EuropePar Ivan Rioufol

Nicolas Sarkzy a raison. "Ca ne va pas du tout." Il ya eu erreur dans la façon de construire l'Europe", a-t-il reconnu, lundi sur France 3. Mais le président s'est gardé d'aller au bout de l'analyse. Elle l'aurait conduit à reconnaître que son tour de passe-passe, faisant approuver par le Parlement, en février, un texte proche de celui rejeté en mai 2005 par 55 % des français, avait aggravé la méfiance du peuple. Pourquoi ne pas renoncer au traité de Lisbonne ?

Les élites doivent admettre leur tort. Leur Union européenne, monstre sans âme, ne dit rien aux gens. Comment se reconnaître dans une pondeuse d'interdits ? Ce sont d'ailleurs les pays de l'Est, qui ont connu les délices de l'Union soviétique, qui pressentent le mieux les risques de Bruxelles, monument de technocratie et de politiquement correct. Le président polonais Lech Kaczynski a annoncé, mardi, qu'il ne ratifierait pas le traité. Le tchèque Vaclav Klaus pourrait le suivre.

Ce texte de Lisbonne, rejeté par les Irlandais comme le fut son clone il y a trois ans, est au moins à réécrire. Philippe de Villiers suggère, dans le Figaro, "un traité refondateur". C'est une piste. Le chef de l'Etat veut, plus concrètement, une "Europe qui protège". Il a raison. Mais cette réflexion s'imposait dès 2005. "Quand les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir", disait Rivarol. Faut-il qu'ils hurlent pour changer de cap ?

Nicolas Sarkozy a six mois, le temps de sa présidence de l'Union, pour tenter de redonner, en dehors du traité de Lisbonne, un souffle à l'Europe familière, telle qu'elle était déjà vécue sous l'Ancien Régime. L'environnement ou l'immigration sont des dossiers qui peuvent susciter de possibles efficacités, même si le pacte sur l'immigration proposé par l'Elysée est contesté par l'Espagne, comme la baisse de la TVA sur le pétrole.

"Dans une Europe à l'épreuve, nous devons faire la preuve de l'Europe", explique José Manuel Barroso, président de la Commission. Le défi peut être gagné à condition de redonner de l'air aux nations. L'Organisation mondiale du commerce ne peut imposer ses vues à l'agriculture, pas plus que n'est légitime la décision, mardi, de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union d'harmoniser la protection des homosexuels. Les peuples veulent être libres de leurs lois, de leurs choix, de leurs droits, de leurs voix. Capito ?

Posté par Alan K à 16:18 - Le Bloc-note d'Ivan Rioufol - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


"Empreinte carbone"

Par Steve Boler, Institut Turgot

http://www.turgot.org

On ne cesse de répéter que nous devons réduire notre « empreinte carbone ». On nous dit que le CO2 est un polluant, et que les Américains en rejettent chaque année 20 tonnes par personne dans l’atmosphère. Cela semble abominable et évoque des images de suie et de fumée empuantissant l’air qu’on respire.
L’affiche d’un film écologique récent montre l’empreinte d’une chaussure boueuse sur un sol impeccable : l’image est censée symboliser notre « empreinte carbone » sur la planète. Or le CO2 n’est ni noir, ni sale, ni boueux. Il n’est pas même visible, et nul ne peut en sentir l’odeur. Parce qu’en respirant, nous rejetons du CO2, une salle de conférence bondée peut contenir au bout d’une heure davantage de CO2 que l’atmosphère extérieure d’une grande ville du monde développé.
Si le CO2 n’est en aucun cas un poison pour les humains ou les animaux, il est indispensable à la vie des végétaux. Diviser par deux la teneur en CO2 de l’atmosphère terrestre ferait disparaître toutes les plantes et tous les arbres sur terre. Si la teneur en CO2 de l’atmosphère s’accroît, les récoltes s’accroîtront aussi : de nombreux agriculteurs ajoutent du CO2 à l’air intérieur des serres aux fins d’accélérer la croissance des fruits et des légumes. On nous répète néanmoins que le CO2 pollue. Et on ajoute que le CO2 est l’une des causes majeures d’un réchauffement global. On nous dit que nous devons prendre conscience que nous sommes face à un péril majeur et que nous devons réduire nos émissions de CO2. De nombreuses données scientifiques montrent que le CO2 n’a aucun effet sur le réchauffement de la planète, si tant est que celui-ci ait lieu.
En dépit de l’accroissement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère ces dernières années, la Nasa et le Giec ont, en fait, récemment admis que la terre était entrée dans une phase de refroidissement naturel qui devrait durer plusieurs décennies. Si, malgré tout, votre « empreinte carbone » vous préoccupe, lisez ce qui suit :

Quelle est la dimension de votre « empreinte carbone » par rapport à l’atmosphère ? Prenez un mètre ruban et sortez dans la rue. Marchez à grandes enjambées en faisant des pas d’un mètre de long. Tandis que vous marchez, livrez vous à quelques calculs. Quelle est la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère ? Les estimations actuelles se situent à 350 et 380 parts par millions. Pour simplifier les choses, nous arrondirons le chiffre à 400 parts par millions. Réduisons le chiffre en utilisant les règles mathématiques, et nous arriverons à 4 parts pour 10.000. Une fois que vous aurez fait 10.000 pas, arrêtez-vous. Vous venez de parcourir 10.000 mètres.
A un rythme de marche moyen, cela vous aura pris deux heures. Avant de rebrousser chemin, rappelez-vous que la quantité de CO2 dans l’atmosphère est de 4 parts pour 10.000. Faites alors quatre pas d’un mètre en direction de votre point de départ. Ces quatre pas sont, par rapport à la distance que vous venez de parcourir, l’équivalent de la quantité de CO2 dans l’atmosphère par rapport à celle-ci en sa globalité.
Les théoriciens du réchauffement global disent que la  quasi totalité du CO2 rejeté dans l’atmosphère depuis la révolution industrielle est d’origine humaine. C’est fort loin d’être certain, et nombre de scientifiques affirment que l’homme est responsable de seulement 15% de ces rejets, mais pour notre démonstration, nous accepterons le discours des théoriciens du réchauffement global, et nous dirons que tout le CO2 supplémentaire a été effectivement rejeté par l’homme.
Un seul pas sur les 10.000 effectués représente « l’empreinte carbone » de l’humanité entière entre 1880 et 2008. Selon les scientifiques, qui s’accordent sur ce point, l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère pour l’année 2007 a été de 2,4 parts par millions. 
Supposons à nouveau que le tout est d’origine humaine, et arrondissons le chiffre à 2,5. Par rapport à la marche que vous venez d’accomplir, cela représente deux centimètres et demi. Selon divers scientifiques, le peuple américain est responsable de vingt pour cent des rejets totaux de CO2 dans l’atmosphère.
Regardez votre mètre ruban : ces vingt pour cent représentent 5 millimètres. Et souvenez-vous que les 10.000 mètres que vous avez parcourir représentent l’atmosphère entière.
Si vous voulez calculer l’empreinte carbone d’un citoyen Américain, c’est très simple : divisez 5 millimètres par 300 millions.

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Steve Boler est chercheur scientifique et essayiste pour le magazine The American Thinker.

Posté par Alan K à 09:45 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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