30 juin 2008
Protégez-moi de mes amis ...
Par Marc Haviv pour Guysen International News
Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset était tant attendu.
C'est vrai qu'il parle bien, qu'il séduit. C'est vrai que j'ai un immense plaisir à l'écouter, que son charisme réside surtout dans ses paroles.
C'est vrai qu'il est très certainement sincère, et ne nous gâchons pas ce plaisir de voir une France parler un tel discours.
Il est tellement rassurant qu'il a infléchi à lui seul la courbe de l'Alya des Juifs de France, en mettant les saletés sous le canapé, en balayant d'un tour de langue l'antésimitisme renaissant.
Tout est de savoir à quel moment les saletés ressortiront.
Quel coup de vent fera tout sortir d'un coup ?
Une opération à Gaza et des images "insoutenables" style Al Dura ?
Une intervention en Iran et une lame de fond islamiste sans précédent ?
Le prochain attentat d'Al Qaïda suivi de l'accusation d'Israël comme le seul responsable des maux du monde ?
De toutes les façons, cela ne nous regarde que très peu, ici en Israël. Chacun a fait son choix et à chacun, finalement de l'assumer.
C'est que nous faisons en venant vivre en Terre Sainte.
Et peut-être qu'à moment donné, on s'est baissé sous le canapé, et on a vu les saletés ...
Je le répète. J'aime Sarkozy, tant qu'il ne me dérange pas. Mais voilà, hier son tour de langue m'a déplu. Bien évidemment, lorsqu'il a parlé des "Colons" et de Jérusalem comme capitale des deux peuples.
Si l'affaire Al Dura a mis huit années pour se voir enfin reconnue comme fausse, cela fait 60 ans que la mascarade palestienne et son appartenance à Jérusalem continue.
Plus le mensonge est éhontée, et plus il passe.
Je ne souhaite même pas discuter de la légitimité du peuple palestinien et de ses droits.
Je parle tout d'abord de Jérusalem et je salue déjà la première phrase politique du nouveau grand Rabbin de France à peine élu. Répondant à un journaliste, il aurait dit, "Jérusalem est la capitale unifiée et indivisible du peuple Juif".
Tant que M. Sarkozy vient prêcher la bonne parole et essayer de nous aider, je dis oui. Qu'il soit pour un Etat palestinien, c'est politiquement correct. Mais moi, je ne vais pas demander si Paris doit rester la capitale de la France, ou si on devrait penser à Lyon comme alternative.
Quarante huit heures ne suffisent pas à comprendre le problème de la région et surtout ce qui l'anime.
1500 ans de domination musulmane, et personne n'avait jamais songé à élire Jérusalem comme capitale.
De 1948 à 1967, Jérusalem "Est" était sous domination jordanienne, et le peupe "millénaire" palestinien n'a même pas eu l'idée d'en faire sa capitale. L'OLP dès 1964 n'a pensé qu'à attaquer les juifs dans leurs territoires d'alors.
Jérusalemn. Laissez-moi sourire, rire.
Citée 669 fois dans la bible, et pas une seule fois mentionnée dans le coran. La montée de Mohamad sur jument blanche depuis Jerusalem n'est qu'une hypothèse d'historiens.
La Mosquée El AQsa, sur le Mont du Temple. Savez-vous dans quelle direction les fidèles prient-ils ? Vers la Mecque.
Pendant 1600 ans, la Terre d'Israël était dune et poussière, jusqu'il y a encore à peine 100 ans. Lisez les témoignages de Marc Twain et de Chateaubriand.
La Promesse qui est faite est biblique. Pendant que nous serons en "Galout", la terre sera en désolation ; nous sommes revenus et tout refleurit.
Les Palestiniens n'ont pas su garder les serres du Gouch Katif.
Merveille parmi les merveilles, miracle parmi les miracles. Je les ai vues ces tomates pousser dans le sable.
Nous sommes partis, le sable est redevenu sable. La bénédiction de Jacob ne marche que sur Jacob.
Et si quelqu'un connaît bien M. Sarkozy que je persiste à respecter, car il a redonné sa fierté à la France, travaill pour qu'elle retrouve sa place parmi les grandes nations ... merci de lui transmettre mon plaidoyer pour Jérusalem, il n'a pas pris la moindre ride.
Et il comprendra certainement mieux ... comment réfléchissait son Grand Père.
26 juin 2008
Quand les démocrates admettent la victoire en Irak
Quand un éditorialiste du New York Times, le journa des Liberals (la gauche du Parti Démocrate), affirme que non seulement Bush a eu raison contre tous sur l'Irak en 2007, mais qu'en plus, même les Démocrates vont se retrouver dans l'obligation de l'admettre, il est important de le noter !
Son résumé de l'évolution des mentalités de la gauche sur l'opération The Surge (envoit de 30 000 renforts en Irak dans la première moitié de 2007, pour mettre en place une nouvelle stratégie de contre-insurrection) restera dans les anales comme une démonstration de la mauvaise foi des élites du Parti Démocrate.
1) Ils s'opposent à cette opération The Surge (Décembre 2006 - Avril 2007)
2) ils refusent d'admettre le succès de l'opération, à l'exception notable d'Hillary Clinton (Juin - Août 2007)
3) Ils accusent ceux qui apportent des rapports encourageants sur les succès en Irak de The Surge (de mensonge et de complicité avec George W. Bush (Septembre - Décembre 2007)
4) Ils admettent les succès militaires mais préfèrent parler avant tout de "l'échec politique" de l'Irak (Janvier - Février 2008)
5) Les démocrates affirment désormais que comme l'Irak est une victoire, il faut retirer les troupes le plus vite possible (Depuis en gros début mai)
Remarquez que sur ces cinq points, la position des Démocrates a toujours été opposée à celle de George W. Bush. Pour les mêmes périodes :
1) Bush soutien The Surge avec une minorité (Petraeus, McCain ...)
(Décembre 2006 - Avril 2007)
2) Les premiers succès arrivent, la vie des Irakiens s'améliore (Juin - Août 2007)
3) En septembre, première audition de Petraeus devant une commission du Sénat pour faire part de ses progressions en Irak (Septembre - Décembre 2007)
4) George W. Bush et Petraeus réfléchissent sérieusement au retrait des premières forces Américaines (Janvier - Février 2008)
5) George W. Bush et Petraeus souhaitent retirer des troupes, mais pas trop vite afin de ne pas retomber dans une situation moins favorable, malgré la défaite totale d'Al Quaïda. Les démocrates restent dans la critique en affirmant que le retrait ne pas assez vite, une fois de plus en refusant de regarder la réalité sur le terrain pour avancer leurs positions. (Depuis début Avril)
Par Pierre Toullec
Association des Amis du Parti Républicain
25 juin 2008
Moyen-Orient : Décryptages
IRAN - L'Iran "dénonce" ce mardi 24 juin les nouvelles sanctions décidées par l'Union Européenne pour tenter de contrer les activités iraniennes d'enrichissement d'uranium à des fins militaires. Mohammad Ali Hosseini - Attaché de presse du ministre iranien des Affaires étrangères - condamne l'approche selon lui "illégale, discriminatoire et contradictoire" de l'Union Européenne. L'Union Européenne a en effect adopté lundi 23 juin des mesures contre la principale banque iranienne - la banque Melli - en gelants ses avoirs et en lui interdisant toute opération dans l'Union Européenne.
En outre, vingt personnalités iraniennes et quinze sociétés iraniennes ont respectivement interdiction de visa pour voyager dans l'Union Européenne et leurs avoirs gelés. Toutes ces sanctions sont bien tardives dans la mesure où l'Iran a déjà retiré 75 milliards de dollars qu'il avait déposés dans des banques européennes pour les placer ailleurs.
Le Chef présumé de la Diplomatie européenne Javier Solan - surnommé champion des causes perdues - avait présenté une offre - une de plus - de la part des pays occidentaux à l'Iran le samedi 14 juin. L'Iran n'y avait pas répondu tout en excluant d'emblée la suspension de son enrichissement d'uranium.
Curieusement, un responsable du Département d'Etat américain, dirigé par Condoleeza Rice, a tout récemment prétendu que les USA envisageaient l'ouverture, non pas d'une ambassade ou d'un consulat, mais d'une section d'intérêts américaine en Iran avec des employés américains qui y disposeraient d'un statut diplomatique. L'Iran et les USA n'ont plus de relations diplomatiques depuis près de trente ans. A propos d'une "section d'intérêts américains en Iran", Condoleeza Rice déclare, ce mardi 24 juin, ne pas vouloir faire de commentaire sur des "délibérations internes" ayant lieu aux USA.
LIBAN - Une dizaine de Libanais ont été tués et une cinquantaine blessés, lors d'affrontements, depuis dimanche 22 juin entre alaouites, sunnites et chiites à Tripoli. Les affrontements se sont poursuivis lundi 23 et mardi 24 juin au lance-roquettes et à l'arme automatique dans les quartiers Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen, toujours à Tripoli. Cette ville, la deuxième du Liban, est à majorité sunnite - majorité favorable à la coalition gouvernementale anti-syrienne - et à minorité alouite et chiite - proche du Hexbollah.
Au Liban, les partis politiques ont une fâcheuse tendance à placer leurs propres intérêts au-dessus des intérêts du pays. Les politiciens libanais font depuis longtemps la preuve de leur inefficacité et la majorité des Libanais les considèrent comme des êtres corrompus et irresponsables.
ISRAEL - L'Amiral américain Michael Mullen seran en Israël à la fin de la cette semaine pour s'entretenir avec le Général Gabi Ashkenazi. Quelques semaines après cette rencontre, le Général Ashkenazi se rendra aux USA pour une mission de plusieurs jours. De plus, un autre Amiral américain - Gary Roughead - se trouve en Israël. Dans l'hypothèse d'un conflit avec l'Iran, les USA pourraient déployer leur système Aegis le long des côtes israéliennes, fournissant ainsi à Israël un système de défense supplémentaire contre les missiles balistiques iraniens.
ISRAEL / EGYPTE - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert rencontre aujourd'hui, mardi 24 juin, en Egypte le Président Hosni Moubarak pour parler de la trêve dans la bande de Gaza et d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël.
JUDEE SAMARIE - Pendant ce temps se tient à Berlin une conférence internationale - une de plus - pour "le rétablissement de la loi et de l'ordre" en "Cisjordanie" et pour créer rapidement "un Etat palestinien vivant, en paix avec Israël". Rien que ça. A noter que les termes de cette conférence reconnaissent implicitement que pour l'instant "la loi et l'ordre" n'ont pas été rétablis en "Cisjordanie". A Berlin donc, quarante délégations rejoignent le premier ministre palestinien Salam Fayyad et la Ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni pour renforcer l'aide financière à la police et à la justice en "Cisjordanie". Participent notamment à cette rencontre Angela Merkel, Condeleeza Rice et Sergueï Lavrov, Chef de la diplomatie Russe ainsi que l'ONU et la Ligue Arabe. Quelques 187 millions de dollars supplémentaires seront déboursés pour "le rétablissement de la loi et de l'ordre" en "Cisjordanie".
ISRAEL / BANDE DE GAZA - Une première violation de la trêve entre Israël et le Hamas s'est produite ce mardi 24 juin : un tir de roquette depuis la bande de Gaza s'est abattu dans le sud d'Israël. Une deuxième roquette s'est abattue aujourd'hui, cette fois sur la ville de Sderot. Elle a frappé de plein fouet une maison, causant de très importants dégâts. Deux personnes commotionnées ont immédiatement été transportés au centre médical le plus proche. Les équipes sur place ont également fait état d'un blessé. La première roquette qui s'était abattue aujourd'hui - près de la ville de Idim - avait également commotionné plusieurs personnes lors de son explosion. Le Hamas célèbre à sa façon toutes les rencontres diplomatiques de ce jour.
Par Miguel Garroté
http://monde-info.blogspot.com/
Les combats se poursuivent à Tripoli
Aux moins 9 personnes ont été tuées et cinquante autres blessés dans des affrontements qui opposent depuis dimanche des groupes sunnites et alaouites dans la ville de Tripoli, au nord du pays. Malgré un cessez-le-feu obtenu dimanche soir, les affrontements on en effet repris ce lundi au lance-roquettes et à l'arme automatique dans les quartiers populaires de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen. "La situation n'est pas calme et les efforts se poursuivent pour stopper la violence", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée libanaise. "Les parités qui avaient conclu un accord dimanche ne le respectent pas et on ne sait pas exactement qui est à l'origine des nouveaux affrontement", a-t-il ajouté.
Tripoli, la deuxième ville du pays, est dominée par des sunnites favorables à la coalition gouvernementale anti-syrienne. Elle compte toutefois une large communauté alaouite, proche du régime du président syrien Bachar al-Assad et du Hezbollah chiite. Après ceux qui ont opposé la semaine dernière des partisans du Hezbollah à des sunnites du Courant du futur de Saad Hariri, à l'est du pays, les combats de Tripoli démontrent encore la fragilité de la situation libanaise. Rappelons que le Liban a connu des semaines de violences jusqu'à l'accord de Doha du 21 mai 2008, qui a permis l'accession du général Michel Souleïmane à la présidence, après une vacance de six mois.
22 juin 2008
Par Roger Bate, pour l'Institut Turgot
R. Bate est chercheur à l'American Enterprise Institute
http://www.turgot.org/
En cette période où la croissance américaine fléchit, les adeptes du protectionnisme ont le sourire. Comme toujours, ils dissimulent leurs objectifs derrière des "préoccupations" pour l'environnement, ou des "critères" sanitaires et sociaux. C'est un fait que la concurrence peut parfois tirer certains salaires vers le bas, et inciter les entrepreneurs à faire des comparaisons internationales. Cela dit, comme le montre une récente étude de Ann Owen et Stephen Wu ( "Is Trade Goog for Your Health ?", Review of International Economics, Vol. 15, numéro 4, 2007 ), les avantages du libre échange dans le domaine de la santé sont immenses.
En analysant de nombreuses données concernant 219 pays, sur une période de 35 ans, ils montrent que les citoyens des pays les plus libres économiquement et commercialement sont en meilleure santé que ceux vivant des des pays où l'économie et le commerce sont soumis à des contrôles plus stricts. Ils en concluent que la liberté économique et une plus grande ouverture commerciale sont étroitement liées à une baisse de la mortalité infantile et à une hausse de l'espérance de vie, tout en spécialement pour les personnes de sexe masculin. Dimension digne d'intérêt : la corrélation est plus forte et plus nette encore dans les pays en voie de développement que dans les pays riches. Une ouverture au commerce international dans les pays les plus pauvres suscite une amélioration rapide de la santé moyenne de la population. Ce sont, concluent les auteurs, les plus humbles qui ont le plus à gagner de toute ouverture commerciale.
Pour ce qui concerne certains points, Owen Wu s'appuient sur des données concrètes : si les médicaments et des vaccins peuvent traverser des frontières plus facilement, il est logique de davantage de vies puissent être sauvées. Pour d'autres points, ils mettent au jour des aspects plus immatériels : la connaissance qui découle de davantage d'ouverture au reste du monde a des effets induits très divers. "Dès lors que le commerce favorise les transferts de connaissance", écrivent-ils, "il est logique que des pays importent des produits venus de pays où plus de connaissances sont disponibles en tirent des avantages en termes de connaissances, y compris dans le domaine sanitaire". Ils soulignent que la connaissance en termes de traitement des maladies, de pratiques d'hygiène et de programmes de préservation de la santé publique s'accroît avec le renforcement des liens commerciaux.
Pour ce qui est des principales maladies affectant les pays les plus pauvres, telles la malaria, la tuberculose, le sida ou la dysentrie, on peut penser, bien que les auteurs ne le disent pas, que l'amélioration est moins rapide que cela pourrait être le cas en raison de l'influence parfois perverse des aides internationales. On sait, en effet, que les actions de prévention financées par les gouvernements des pays riches sont souvent guidées non pas par la quête d'efficacité, mais par la volonté de satisfaire les groupes de pression agissant dans les pays riches eux-mêmes (ainsi en a-t-il été du refus, pendant des années, d'accepter l'utilisation du DDT pour lutter contre la malaria).
Les auteurs consacrent la seconde partie de leur étude à mettre à l'épreuve de divers autres faits la validité de ce qu'ils ont affirmé dans la première partie. Aux fins de montrer que des variables telles que l'inégalité des revenus et la redistribution fiscale ne changent rien aux résultats. Ils mettent au jour, ainsi, des aspects qui doivent donner à penser. Ils établissent ainsi que l'aide étrangère n'a quasiment aucun impact sur la situation sanitaire d'un pays (sauf, partiellement, dans un domaine : la purification de l'eau), et ils soulignent que si l'ouverture d'un au commerce international conduit à une amélioration de la situation sanitaire, les actions visant à améliorer la situation sanitaire dans un pays ne conduisent pas nécessairement à l'ouverture de celui-ci au commerce international et à davantage de prospérité.
Ces découvertes détruisent les arguments des partisans des aides internationales. Des économistes tels que Jeffrey Sachs disent que nous devons d'abord nnous occuper de la situation sanitaire dans de nombreux pays avant que les gens en ces pays puissent commercer, créer de meilleures institutions et sortir d'une pauvreté propice aux maladies. Les faits donnent raison à Owen et Wu. De nombreux pays ont reçu des quantités impressionnantes d'aide internationale, mais seuls ceux de ces pays qui ont mené des politiques raisonnables et se sont ouverts au libre échange ont vu leur situtation s'améliorer.
Les travaux d'Owen et Wu ne peuvent conduire qu'à inciter tous les pays à ouvrir plus largement leurs frontières, et qu'à inciter aussi, l'OMC à poursuivre les discussions dans le cadre du programme de Doha. Mes propres recherches ont montré que les taxes sur les médicament restreignent l'accès à des soins efficaces, ce qui est particulièrement flagrant dans des pays tels que le Nigéria. Le délégué américain au commerce international (secondé par les délégués de Suisse et de Singapour), a tout fait pour obtenir, par l'entremise de l'OMC, la suppression de ces taxes. Owen et Wu donnent des arguments pour aller plus loin en ce sens.
Et ils montrent qu'un futur président des Etats-Unis pourrait faire bien davantage pour l'amélioration de la situation sanitaire du monde en diminuant ou supprimant les subventions agricoles et en accroissant les liens commerciaux avec les pays les plus pauvres qu'en finançant des programmes d'aide internationale.
21 juin 2008
USA : campagne présidentielle et terrorisme
La sécurité des USA et la sécurité dans le monde ainsi que le terrorisme font l'objet de vives confrontations entre Barack Obama et John McCain. Il y aurait deux façons de de mener la guerre contre le terrorisme : l'une intelligente et l'autre stupide. Nous avons vu sept ans de stupidité de la part de George W. Bush. Voilà le credo - facile et léger - de Susan Rice (à ne pas confondre avec Condi), conseillère en politique étrangère d'Obambi. La Susan en question balance ce credo infantile à la télévision MSNBC. L'ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani riposte en accusant Obambi d'avoir une approche beaucoup plus défensive pour combattre le terrorisme. Voulons-nous être en défense ou à l'offensive contre le terrorisme, telle est la question soulevée par Rudolph Giuliani.
Obambi - toujours aussi flou et imprécis - déclare de son côté que John McCain veut continuer la politique étrangère de Bush-Cheney et que lui, Obambi, veut tourner la page. Tourner la page pour quelle politique, concrètement ? A propos de concret, on retrouve dans l'entourage direct d'Obambi des proches d'Hillary Clinton, telle que la désastreuse Ex-secrétaire d'Etat Madeleine Albright. Fait intéressant, Hillary Clinton affirme à ses proches depuis longtemps que la présidentielle se joue sur le thème de la sécurité. Depuis le début Hillary Clinton met en cause les compétences en matière de sécurité d'Obambi. De son côté un conseiller de McCain - Randy Scheunemann - déclare qu'Obambi a une mentalité du 10 septembre.
Obambi n'a pas l'expérience pour s'occuper de terrorisme ajoute Rudolph Giuliani qui précise : "C'était une erreur terrible de s'en occuper dans les années 1990 comme d'une simple affaire pénale. (...) La réalité c'est que ce pays a été gardé en sécurité ces sept dernières années. Nous pensions tous qu'il y aurait d'autres attentats. Ce n'est pas comme si les terroristes n'avaient pas essayé". Pour ne pas perdre la bataille électorale sur le plan sécuritaire les conseillers d'Obambi vendent l'idée selon laquelle Obambi est prêt à frapper au Pakistan "en cas d'informations fiables" sur la localisation d'Oussama Ben Laden. Le genre de promesse anachronique qui détourne l'opinion de l'essentiel dans l'immédiat, à savoir l'Iran par exemple.
Membres de Think Tanks néoconservateurs et conseiller en politique étrangère de John McCain, Robert Kagan est une des voix les plus autorisées des USA en matière de politique internationale. Robert Kagan - à l'occasion de la parution de son dernier livre en langue espagnole - s'est confié à Francisco de Andres dans un entretien publié Mercredi 18 dans ABC : "Après la Guerre Froide beaucoup ont pensé que l'URSS disparue il n'y aurait plus de combats idéologiques entre grandes puissances. Cette perception s'est avérée fausse et les vieux combats sont de retour".
"La Chine s'est ouverte aux libertés économiques, mais pas politiques. La Russie est passée de l'expérience démocratique à un régime autoritaire. En Asie, les alliances avec les USA sont très salutaires et elles se sont améliorées dans le cas de l'Inde. En Europe, nous sommes passés de l'ère Chirac-Schröder à celle de Sarkozy-Merkel qui sont beaucoup plus proches des USA. Nous assistons plus à un retour des autocraties qu'à un retour des idéologies. La Chine et la Russie sont des modèles de capitalisme autocratique".
"Les grandes force qui définiront le 21ème siècle n'incluent pas l'islam radical. Les grandes forces seront celles qui surgiront de la rivalité entre les démocraties et les autocraties. Le futur Président des USA doit être conscient que le terrorisme international n'est pas l'unique problème. Dans ce sens c'est une erreur de la part des USA de voir en la Chine ou en la Russie de grands alliés dans la lutte contre le terrorisme mondial. Barack Obama a très peu d'expérience en politique extérieure. Il est convaincu que du simple fait de ce qu'il est, lui, Obama, le monde va changer le jour où il sera élu". En effet, Obambi croit ou feint de croire à messianisme temporel. En toute modestie bien sûr. La guerre présidentielle ne fait que commencer.
Afghanistan : la région de Kandhar aurait été "nettoyée"
Le ministère afghan de la Défense a annoncé ce jeudi que l'offensive du contingent canadien avait permis de chasser les Talibans du district d'Arghandab, au nord de Kandahar. Au moins 56 Talibans auraient été tués durant ces deux jours de combats, précise le porte-parole du ministère, le général Mohammad Zahir Azimi, la grande majorité par des tirs d'hélicoptère et d'artillerie, en soutien des troupes au sol.
"Il n'y eu que des incidents majeurs. Les insurgés étaient là, mais certainement pas aussi nombreux ni aussi bien installés qu'ils le revendiquaient", a indiqué pour sa part le général Carlos Branco, porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité. "Il s'agit davantage d'une série de petits engagements avec l'intervention ponctuelle de frappes aériennes et d'artillerie que d'une vraie bataille", a confirmé Mark Laity, porte-parole civil de l'OTAN.
Rappelons qu'au moins 400 Talibans s'étaient évadés vendredi dernier de la prison de Sarposa, à Kandahar. Ils auraient ensuite pris position dans plusieurs villages du district d'Arghandab, dont les vergers, vignobles et canaux d'irrigation favorisent les opérations de guérilla. Par ailleurs, les Talibans ont fait sauter les ponts et ont miné des routes pour ralentir la progression des troupes régulières. Enfin, les autorités ont accusé de nombreux étrangers de prendre part aux actions des Talibans dans la région. "Nous avons intercepté des conversations radio en ourdou, ce qui indique qu'il y a des étrangers [pakistanais] parmi les Talibans", a indiqué Assadullah Khalid, le gouverneur de la province de Kandahar.
16 juin 2008
Il faut se préparer à attaquer l'Iran
Par Daniel Pipes
USA Today, 11 juin 2008
VO : http://www.danielpipes.org/article/5585
Dans un rapport déclassifié du renseignement américain intitulé Iran : Nuclear Intentions and Capabilities (Iran : intention et capacités nucléaires), les agences américaines annonçaient en décembre dernier : "Nous estimons avec une grande certitude que Téhéran a suspendu son programme d'armement nucléaire au printemps 2003."
Cette conclusion extrêmement controversée à incité les dirigeants iraniens à écarter l'éventualité d'une attaque américaine, ce qui a permis à Téhéran d'adopter une position toujours plus belliqueuse et a rendu futiles, comme il fallait s'y attendre, toutes les négociations ultérieures.
Dans l'idéal, les Iraniens eux-mêmes doivent être conduits à stopper leur programme nucléaire, car les alternatives - lancer une attaque américaine ou israélienne, ou permettre aux dirigeants de Téhéran hantés par l'Apocalypse de se procurer la bombe - sont bien pires.
L'unique moyen d'y parvenir est de raviver un sentiment d'appréhension en Iran. Pour que Washington ait une chance de les persuader de mettre un terme à leur programme nucléaire, et d'éviter ainsi la nécessité d'une action militaire, il faut impérativement convaincre les stratèges de Téhéran qu'ils ne seront jamais autorisés à obtenir des armes nucléaires. C'est encore possible, mais à condition de modifier profondément la politique des Etats-Unis.
Premièrement, l'administration Bush doit se préparer à attaquer l'infratructure nucléaire iranienne. Deuxièmement, elle doit le faire savoir bruyamment (et les leader israéliens devraient faire de même, comme certains l'ont déjà compris). Troisièmement, l'administration doit supporter l'inévitable tsunami de critiques. Quatrièmement, elle doit encourager les gouvernements les plus opposés à une telle attaque - dont l'Union européenne, la Russie et la Chine - à faire pression sur Téhéran pour que l'Iran mette fin à son programme nucléaire.
Si cette démarche réussit, la crise est résolue. Si elle échoue, l'élection présidentielle américaine de novembre revêtira une importance cruciale. "Il n'y a qu'une éventualité qui soit encore pire que l'option militaire", a déclaré John McCain. "C'est un Iran doté de l'arme nucléaire." De son côté, Barack Obama a parlé de "diplomatie résolue", de "sanctions plus sévères" et de "sources d'énergie de remplacement" - au fond un appel à persister dans la voie actuelle.
Si la présidence de George W. Bush se termine sur une victoire de McCain, Bush va probablement temporiser et laisser laisser McCain prendre les prochaines décisions. Mais l'intention affichée d'Obama de perpétuer la vaine politique actuelle indique que s'il gagne, Bush pourrait ignorer la tradition voulant que les présidents sortants ne prennent pas d'initiatives majeures pendant les dernières semaines de leur mandat. Et lancer l'action militaire contre l'Iran.
12 juin 2008
Ehoud Olmert joue le tout pour le tout
Par Nina Levy Strauss pour Guysen International News
Ehoud Olmert a finalement accepté de préparer des élections primaires au sein de Kadima. Selon ses proches, il n'avait plus le choix et devait se rendre à l'évidence.
Combien de temps Ehoud Olmert va t-il pouvoir résister à la pression ? Il semble que les analystes politiques israéliens aient désormais un élément de réponse.
Contre toute attente, Ehoud Olmert a en effet donné son feu vert à la préparation d'élections anticipées.
C'est à l'issue d'une rénuion avec Tsahi Hanegbi, le secrétaire général de Kadima et Eli Affelou, le responsable parlementaire de la formation, que le premier ministre s'est finalement décidé à ne pas attendre le 17 juillet.
Une date butoi puisque c'est ce jour-là qu'aura lieu le contre-interrogatoire de Morris Talanski, l'homme d'affaires américain soupçonné de lui avoir versé des pots de vin.
Discrédité par cette "affaires des enveloppes" tant au niveau de son parti que de l'opinion publique, Ehoud Olmert n'avait donc plus le choix et se devait de lâcher du lest.
La veille, le chef de l'opposition Benyamin Natanyaou - rapidement suivi par les responsables du parti Shass - avait explicitement évoqué la menace d'une motion de censure.
Selon les décomptes, elle obtiendrait l'approbation de 74 députés sur 120 au total.
Un chiffre qui implique que la plupart des députés travaillistes auraient eux aussi rejoint ce mouvement de fronde généralisée.
Une fronde quelque peu tuée dans l'oeuf, ce que déplorent certains responsable politiques.
Le député du Likoud Youval Steinitz a ainsi exprimé son mécontentement face à la décision d'Olmert : "C'est encore un moyen d'éviter des élections et ainsi de conserver son poste. Mais pendant ce temps, le pays et les citoyens vont droit dans le mur", a-t-il déclaré.
De l'autre côté, le secrétaire général du parti Travailliste, Eitan Cabel a clairement exprimé sa satisfaction en indiquant que le "feu vert donné à l'organisation de primaires était déjà une bonne chose".
Il faudra néanmoins attendre jusqu'en septembre prochain pour que Kadima se choisisse un nouveau leader, le temps nécessaire pour organiser ces primaires, et donner un petit répit au Premier ministre.
A moins que l'impatience aidant, une motion de censure ne viennent rompre le fragile équilibre qui entoure désormais Ehoud Olmert.
Le déclin de l'amérique est une illusion

Par Guy Meillère pour 4 Vérités Hebdo
Pour le meilleur et pour le pire, les Etats-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Ils sont nés d'idéaux issus des Lumières européennes, mais leurs parcours à été, assez vite, différent de celui des puissances européennes. Ceux qui ont fondé les Etats-Unis ont fui les persécutions religieuses, les intolérances, les monarchies absolues, l'arbitraire, ou ils ont simplement voulu trouver des opportunités de vivre plus pleinement leur vie. Ils ont fondé une république qui repose sur les mêmes fondements depuis plus de deux cents ans.
Il y eu des incidents de parcours, l'esclavage dans le Sud en un temps où l'esclavage était pratiqué aussi par les puissances européennes dans les Antilles. Il y a eu, surtout, une montée en puissance quasiment irrépressible de cette forme particulière de xénophobie qu'on appelle l'"antiaméricanisme", et on a tout reproché aux Américains, et même le contraire de tout. Ils étaient, disaient les uns, une plèbe dégénérée. On évoqua ensuite, à juste titre, les Etats-Unis comme le pays du capitalisme et la terre la plus hostile aux idées socialistes et communistes.
On parla dans les années 1920 des horreurs du cosmopolitisme américain et de la société de consommation. La légende nationale entretenue par le gaullisme a ancré dans les têtes que la France s'était libérée toute seule ou presque du joug nazi et failli subir le sort effroyable de l'Allemagne (dont l'économie fait peine à voir) en se trouvant réorganisée par l'Amérique : imaginez, une France sans un PCF obtenant 20 % des voix pendant quatre décennies et, qui sait, sans CGT, quel désastre !
Ces dernières années, les thèmes dominants ont été celui de "l'impérialisme" américain, ou du "déclin" des Etats-Unis. La "puissance du futur", ce fut d'abord le Japon, ensuite l'Union européenne : c'est aujourd'hui la Chine. Au temps de Carter, les Etats-Unis n'allaient effectivement pas bien (est-ce pour cela que tant d'Européen gardent une tendresse pour Carter ?), puis ce fut Reagan, qui était censé être un "cowboy de série B" et qui osa dire en 1981 (fallait-il être idiot) que le système soviétique allait s'effondrer. Bush père fut terne et ne resta que quatre ans. Clinton profita de la paix et de la prospérité restaurées par Reagan, et il se conduisit d'une manière qui sembla plaire au pays où le Président Félix Faure qui, dit-on, se rêvait César, est mort Pompée.
George Walker Bush suscita assez vite une détestation frénétique et il est de bon ton de dire que sa présidence fut
désastreuse. On a dit la même chose, par exemple, à la fin de la présidence Truman, mais qui a la moindre mémoire ? On notre que la popularité de Bush est basse, ce qui est vrai, mais on oublie de dire que celle du Congrès démocrate est plus basse encore. Bien sûr, on redit que l'économie américaine va très mal, et on oublie de signaler que, depuis 2001, la croissance a fléchi parfois, mais sans jamais s'interrompre, et qu'un chiffre de chômage de 5 % signifie quasiment le plein-emploi. On oublie de noter aussi qu'à la différence de ce qui se passe en Europe, la natalité se maintient. Il y a plus d'immigrants hispaniques ou asiatiques et ceux à qui une peau basanée écorche les yeux y voient un signe d'apocalypse.
L'économie américaine devient post-industrielle, ce qui implique des changements que certains ne parviennent pas à déchiffrer. Le pétrole est cher, ce qui entraîne des désagréments, mais pas un effondrement économique. La situation en Irak est bonne, ce qui explique pourquoi les médias n'en parlent pas. Le coût de la guerre en proportion du PIB est infime.
Les américains veulent tourner la page d'une période indentifiée avec la tragédie du 11 septembre et parlent de changement. John McCain incarne une recomposition, qui commence à peine, du camp républicain. Barack Obama est un visage neuf sur les idées d'une très vieille gauche : c'est pour cela qu'il plait dans les salons de la vieille Europe. C'est pour cela que je parierais pas un dollar sur lui. Tout comme je ne parierais pas un dollar sur le déclin des Etats-Unis d'Amérique. Comprendre n'est pas facile pour un Européen : ceux qui veulent essayer peuvent lire le livre de Peter Schuck et James Wilson, "Understanding America", qui vient de paraître. Les autres peuvent écouter ce qui se dit dans les salons ...
